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Le Groupe Léopards :

dimanche, juin 13, 2021
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LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRÉSIDENT DE LA RDG (Par Clinton BAMANA, Soldat NéKongo Poutine, Citoyen Engagé)

Mon devoir en tant que citoyen est d’exprimer sans ambages, mes convictions les plus profondes et en même temps, dénoncer sans recourir à des formules serpentées, tous les maux susceptibles d’obscurcir mon avenir mais aussi et surtout de celui de mes compatriotes. C’est pourquoi, j’ai jugé utile de vous adresser cette lettre voulue ouverte, dans l’espoir qu’elle vous atteigne directement.

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Excellence Monsieur le Président de la République, l’histoire malheureuse ou glorieuse continue à s’écrire au pays de Mbuta KASA-VUBU et de MFUMU KIMBANGU. Des événements se succèdent et se précipitent depuis l’alternance au pouvoir au sommet de l’Etat par la voie des urnes, mais aussi et surtout depuis l’avènement de l’union sacrée de la nation, une nouvelle vision de gouvernance inspirée par vous, voulue inclusive et républicaine sans considérations idéologico politiques où la méritocratie en est le moteur et la moralité le pilier fondamental.

Excellence Monsieur le Président de la République, votre avènement au pouvoir à été vu par nombres des congolais épris de justice, de paix, du changement et de l’unité nationale comme moteur du développement, comme une lueur d’espoir à la rupture des pratiques anciennes tant décriées à savoir la caporalisation du pays par un groupe communautaire supremaciste au détriment des autres, foulant ainsi la recommandation fondamentale du constituant congolais à savoir la promotion de l’équilibre géopolitique dans la sphère décisionnelle et ce, en vue de la représentativité nationale grâce à laquelle le pays bénéficiera du génie de son peuple dans toute sa diversité. Cette recommandation comprise de la plus belle des manières par les colons belges et appliquée à la lettre, a été l’élément de base de la réussite de l’administration du Congo-Belge en s’appuyant sur les valeurs intrinsèques de chaque peuple. Comme pouvait-on considérer le peuple Ngala comme le guerrier par excellence, le peuple Kongo comme gestionnaire par excellence pour ne citer que ceux-là.

Excellence Monsieur le Président de la République, face au tournant de l’histoire, le Congo a pris des allures d’un Moziki où seuls les membres contributeurs tirent les bénéfices de leurs efforts ! Doit-on considérer l’effort au sens du décor politique actuel, le fait de s’être doté des députés à l’assemblée nationale ? Doit-on considérer que le Congo comme une société commerciale où seuls associés apporteurs bénéficient des dividendes au prorata de leurs apports ? Devra t-on considérer l’union sacrée de la nation comme un Muziki ou une société commerciale ?

Cette façon de gérer la République est illogique et irresponsable. C’est priver la nation du génie de son peuple et en contribuer à sa débâcle car, dans la pratique, ce sont des immoraux incompétents par ruse,qui envahissent la scène politique. Fort de cette expérience macabre, il est de votre devoir régalien de gardien de l’unité nationale à briser les murs érigés par les caprices politiciens des prédateurs politiques à la recherche effrénée du pouvoir. Votre Excellence doit veiller au respect des coutumes qui ont fondées les bases solides de notre coexistence.

Excellence Monsieur le Président de la République, ces coutumes se sont tellement enracinées qu’à tel enseigne, les briser pour satisfaire des appétits politiciens, serait fissurer inutilement les bases coutumières de notre coexistence identitaires. En tant que jeune, je ne peux donc en aucun cas donner ma langue au chat face à une injustice aussi criante dont subit la communauté Kongo dans l’arène politique nationale. Je suis tenté de rappeler à votre Excellence que les frustrations nées à la suite de la mise à l’écart systématique de Né Kongo dans la sphère décisionnelle ne peut me laisser indifférent et me donne l’occasion d’attirer votre attention en des termes clairs dont voici ;

  • Excellence Monsieur le Président de la République, depuis plus ou moins deux décennies déjà, la province du Katanga a imposé son veto en ce que, le ministère des Mines est un portefeuille exclusif qui la revienne puisque toutes les entreprises dudit secteur est implanté dans le Katanga. Cette coutume devenue quasi irrévocable a été observée avec soumission par votre Excellence et c’est devenue logique puisqu’il faut faire bon ménage avec les Katangais parce qu’entre guillemets, ils représentent le poids politique et économique.

Oui, nous avons accepté. Pour ma part, je me demande en tant que Né Kongo, en ce que je sache, le Kongo-Central vient immédiatement après le Katanga comme deuxième poids économique. Dans la même perspective, la province chère à mbuta KASA-VUBU et à MFUMU KIMBANGU a le monopole du secteur des Transports et des Hydrocarbures. De ce point de vue, les Né Kongo vous observent avec douceur et attendent qu’une fois de plus, les ministères des Transports et des Hydrocarbures lui reviennent sans aucune forme de procès parce qu’il est une coutume irrévocable dont vous avez le rôle d’assurer la pérennité. Lors du gouvernement ILUNKAMBA, le Kongo-Central a acté l’humiliation que lui avez infligé et de la confusion que les acteurs du mal qui vous entourent, continuent à alimenter pour semer la cacophonie en considérant que les Né Kongo sont servis dans la même assiette que le Bandundu et la ville de Kinshasa. Quelle mauvaise foi ?

Excellence Monsieur le Président de la République, la province de Leopold n’existe plus. Le Kongo-Central est une province à part entière comme le Haut-Katanga, le Lualaba etc… et ne peut être réduite au quota de Leopoldville, une ruse de mauvais goût pour asservir le Kongo-Central. Jusqu’à preuve du contraire les Né Kongo ne sont pas encore servis au sein de l’union sacrée de la nation et ne jurent que sur le Gouvernement SAMA LUKONDE dont le ministère des transports et des hydrocarbures ne peuvent nous échapper. Il s’agit des intérêts immédiats du peuple Kongo qui sont en jeu à savoir la SCTP, la CVM, L’OGEFREM, la LMC, la SNEL, la SOCIR, mais aussi et surtout l’enjeu du port en eau profonde de Banana.

Dans ce gouvernement SAMA LUKONDE, je suis tenté de vous révéler un secret, si ces ministères nous échappaient encore, la Jeunesse ensemble avec tout le peuple Kongo, en décidera dans le sens de se faire respecter dorénavant. Cette fois-ci, il n y aura plus de cadeau ! Je vous prie de respecter cette coutume Excellence Monsieur le Président de la République car, il en va de votre intérêt de taire ces frustrations qui risqueront d’exploser au moment inattendu. En tant que Kongo, je suis tenté de vous rappeler que je suis conscient du fait que le pouvoir politique congolais est assis sur des fondements spirituels Kongo qui gouvernent la sphère politique que nous co-partageons. Conscient de cette réalité, je prie à votre Excellence de ne pas oublier que si cette situation persiste, vous serez incapable de maîtriser les esprits de révolte Kongo qui détruisent tout à son passage. Vous voulez réussir ? Renouez avec le Kongo et le ciel vous sera favorable. Cela suppose, donner les ministères des transports et voie de communication et des hydrocarbures aux Né Kongo.

Je vous remercie !

Clinton BAMANA,
Soldat Né Kongo Poutine,
Citoyen Engagé.

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