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mercredi, avril 14, 2021
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L’histoire de la ville de Kinshasa et ses acteurs

Par Egye Ipala

Kinshasa est une terre Ne-kóongo (Humbu, Lemfu) et Teke.

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Humbu , Mfinu et Teke sont les peuples autochtones de la règion de Kinshasa . Les Humbu et les Mfinu (communautés Ne-kóongo) sont les premiers occupants. Au 17ème siècle une bonne partie de la règion de Kinshasa faisait parti de la province de Nsundi du Royaume(Wene) Koongo, et au 19ème siècle, la règion de Kinshasa sera ensuite une province du Royaume(Wene) Tio (Teke) dont le roi(makoko) était sur l’autre Rive.

La ville de Kinshasa est née de la fusion de deux villages Teke :Nshasa et Ntamo. Le Chef Ntamo fut le premier chef a rencontré Stantley au pool Malebo en 1877.

Les chefs /princes humbu & teke de la règion actuelle de Kinshasa dont Nshasa, Ntamo( Kintambo) et Ngaliema étaient les vassaux de Makoko.

Les Humbu n’ont jamais été des esclaves des Teke. Ces derniers ont trouvé les humbu à Kinshasa et non le contraire. Les Teke vont peupler une partie de la règion de Kinshasa et le territoire de Kwamouth.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles des pêcheurs et surtout des commerçants tékés venus du nord ont installé des marchés et des villages au sud du Pool Malebo et sur le plateau qu’on nommera plutard le plateau des Batéké. Ces villages sont des colonies car les Tékés se limitent à la pêche et au commerce. Les tribus de la région, Humbu et Mfinu, étaient considérées comme les propriétaires de ce côté du fleuve. Au fil du temps, les colons tékés poussent la population locale plus loin des rives, vers l’intérieur des collines. Les principaux villages tékés de la rive sud étaient Nsasa avec près de 5 000 habitants, Ntambo avec moins de 3 000 habitants. Lemba, parmi une multitude de petits villages humbus, était la capitale marchande et politique des Humbus, avec environ 300 habitants. Les marchés du fleuve voyaient des caravanes d’esclaves porteurs d’huile, d’amandes, de palme, d’arachides, de sésame et d’ivoire aller et venir.


Traditionnellement trois clans se partageaient l’espace de Kinshasa-ouest :

Le domaine du clan Kinsinga limité à l’ouest par la rivière Binza s’étendait au-delà de la Lubudi. Les villages Masuba, Mbanza Boma, Luputambo situés sur la rive droite de la rivière Binza constituaient ce qu’on appelait les villages Balari. Leurs populations étaient en effet apparentées aux Balari du Congo Brazzaville. Ces villages étaient sous l’autorité du chef Binza. Au sud, à l’emplacement de l’Université Pédagogique Nationale, se trouvait le village Materi Mando. Plus au sud, les villages Kinkela et Badiadingi appartenaient au groupement de Kimwenza, sous la dénomination de Balasinga. Tous ces villages de la vallée de la Bumbu furent unifiés sous l’autorité d’un seul chef Balasinga en 1935. Ce nom disparaît en 1935 en faveur de Badiadingi, qui figure depuis cette date sur toutes les cartes et documents officiels.

Le domaine de Kinga Na Nsuadi a été le premier à être atteint par l’urbanisation. Il n’en reste plus de terres libres. Toutes ont été vendues.

Le clan Kinzina avait le plus petit domaine foncier de tous, quand bien même il s’était étendu par squattérisassions en grignotant celui du clan Kianga na Nsuadi. Ce domaine est à l’heure actuelle, totalement urbanisé. Le village Malueka et Kimpete Mpete en faisaient partie.
Le domaine foncier du clan Lukunga couvrait tout le sud et l’ouest de Kinshasa ouest. Les villages Mbudi, Kibuala, Mbenseke Mfuti, Mitendi et plusieurs autres villages du sud appartiennent à ce domaine.


Léopoldville 1881 – Avant-poste sur la baie de Ngaliema.

Lorsque H.M. Stanley retourna à Pool Malebo en août 1880, trois ans après son épique voyage transcontinental, il était à l’emploi du roi Léopold II, qui cherchait à établir une colonie dans le bassin du Congo. A cette époque, environ 30 000 Africains habitaient la région de la rive sud du Pool, y compris de grands villages d’environ 5 000 chacun à Ntamo (Kintambo), Nshasa et Lemba. Après avoir visité la règion du pool et rencontré différents chefs (et évité les avances des agents de deBrazza de l’autre côté de la rivière), Stanley a choisi d’installer un camp pour ses voyages en amont sur le mont Khonzo Ikulu (mont Ngaliema) qui était sain et facilement défendable mais à proximité du centre commercial Kintambo pour l’approvisionnement.


Selon Mbumba Ngimbi, un auteur sur l’histoire de Kinshasa, Ngaliema signifie celui qui a plusieurs femmes. D’ailleurs, Ngaliema était aussi appelé ” Mukoko”, le prince. Son vrai nom serait “Insi”. Ngaliema n’est que son sobriquet.

Ngaliema avait deux frères et tous esclaves du même maître. Ce dernier faisait le commerce de l’Ivoire, des esclaves et des tissus. Ngaliema et ses deux frères, tous esclaves, aident leur maître à faire cette commerce, et souvent, il voyageait avec. Tous ont appris à faire du commerce grâce à leur maître. A la mort du maître, ils sont affranchis et héritent de la richesse de leur ancien maître. Le maître de Ngaliema habitait Nshasa(Nsasa), actuellement commune de Kinshasa. Après la mort de son maître et ayant une grande richesse, Ngaliema va tenter d’usurper le pouvoir par des moyen dilatoires. Il va être chassé de Nshasa et a failli être tué; il va fuire à l’actuel baie de Ngaliema. En y arrivant, il va épouser la fille du chef du coin, qui va lui donner des petites terres pour y construire sa hutte et faire du champ. A cause de l’imbécillité de son beau-père et grâce à sa richesse, Ngaliema va faire un coup d’état et prendre le pouvoir. Mal/heureusement, celui-ci va être reconnu par les chefs locaux et même par le grand chef Makoko, qui était le roi de tous les chefs Teke et Humbu de Kinshasa. Ngaliema fut un usurpateur.( P.Maotela).

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