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jeudi, avril 8, 2021
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“La sécurité, le vrai défi du Président Félix Tshisekedi” (Babi Kundu, juriste)

LE VRAI DÉFI DU PRÉSIDENT FÉLIX TSHISEKEDI reste à mon avis, et en primeur, la sécurité.

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Mieux, la sécurisation des frontières nationales et des populations à l’interne.

Sans cela, le prochain mandat sera difficile à obtenir, la population de l’est du pays, Katanga et dans le grand Ituri ne le lui pardonnera pas, et nous les djaleloistes auront du mal à convaincre ceux qui nous turlupinent à longueur des journées.

Mais comment y parvenir?

  1. Reprendre son bâton de pèlerin…

Et aller dans tous les hauts lieux décisionnels du monde pour expliquer la situation de la Rdc, que les puissances y accordent tant soi peu un tout petit intérêt.

L’assassinat de l’ambassadeur Luca Attanasio est certes un ding-dong dans les oreilles des puissances, mais la clameur va vite retomber, car c’est du déjà vu, et l’Italie n’est pas aussi puissante dans l’égregore européen, et ne pèse pas non plus lourdement au sein du conseil de sécurité dont elle ne fait pas partie.

Dès qu’il sera enterré, sa femme touchera les indemnités du décès de son mari, les italiens qui sont en crise politique malgré l’arrivée du banquier Mario Dragi, vont se reconcentrer à leurs affaires internes, le président Mattarela étant très lourd dans les dossiers internationaux !

Félix Tshisekedi doit voir toutes les grandes puissances et leur dire clairement que cette situation ne doit plus continuer, car ce sont elles les tireuses des ficelles, dont les entreprises profitent du commerce des minerais de la guerre, qui enrichissent leurs pays.

Quand Kabila Laurent avait compris que les occidentaux ne l’aideront pas dans l’agression du Rwanda, il s’est tourné vers l’Orient et la fédération de Russie, ce qui lui a coûté la vie.
Mais il est mort la tête haute, fier d’avoir défendu son pays et mis en déroute les envahisseurs.

Le président Félix Tshisekedi doit regarder ses nouveaux alliés les yeux dans les yeux, en particulier le partenaire américain, et lui dire: STOP!

Un beau-frère des États-Unis m’a dit que dans ses contacts, il a appris que le seul souci des américains et leur rapprochement de Félix Tshisekedi, ce que ce dernier ne puisse pas laisser les chinois « s’installer » en Rdc, et freiner leur influence.

Si c’est cela seulement, la RDC n’est pas un terrain de guerre d’influence, nous sommes libres de commercer et s’allier avec celui qui nous apportera plus.

Alors au lieu que Nzita Hammer continue à faire ses facéties, il doit se lever et comprendre clairement que le défi congolais aujourd’hui est avant tout la sécurité, il doit bien l’expliquer au président Biden.

  1. Renforcer la coopération avec les voisins des Grands Lacs,

Mais aussi leur tenir un discours sans embages, et les menacer au besoin, pour ceux qui entretiendraient encore des groupes armés chez-nous.

C’est vrai, depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi, le Rwanda n’est plus pointé dans les activités de ce genre au Congo, cela est une avancée diplomatique, même si le dernier discours du Spécial François Beya à la réunion sécuritaire de Kigali a fait grincer les dents au pays.

Oui, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sont condamnés à coopérer sur cette question, mais la Rdc doit rester ferme, car l’insécurité est plus portée sur son territoire que sur ceux de ses voisins.
La fermeté doit rester de mise, sans complaisance.

  1. Le renforcement des capacités des FARDC

On le dit tout le temps.
La montée en puissance de nos troupes observée au second trimestre de l’an 1 du chef de l’État avec la chute de Madina des ADF-Nalu semble retomber.

Les soldats doivent continuer la guerre, sans merci.
Mais pour cela, il faille extirper des troupes les traîtres et les généraux soupçonnés de collaborer, mais aussi tous ceux dont la fibre natio-patriotique est mise en doute, les tutsi infiltrés qui y sont encore doivent en être chassés, pour passer le commandement aux vrais et purs congolais.

Notre armée est forte, mais gangrenée par des infiltrations et des trahisons, le chef de l’État doit résoudre cette épineuse question.

Et pour lier l’acte à la parole, le chef de l’État devra installer pour un long moment l’état-major général des FARDC à l’Est, et s’y installer lui-même en personne pour un temps, comme il l’a dit à Goma si je ne m’abuse.

  1. La problématique de la Monusco

Tantôt complice, tantôt sauveuse, cette mission n’a que trop duré, sans résultat efficient.

Avec pourtant 1.157.000.000 $ de budget annuel, elle n’a jamais ramené la paix, encore que sa mission a changé suivant le chapitre VII de la charte des Nations Unies.
Si cette mission doit partir, qu’elle parte.

Les congolais ont besoin de la paix et la sécurité, Monsieur le président de la république.

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