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samedi, février 27, 2021
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#GEC qualifie de fausses les allégations selon lesquelles le Prof.Nissé Mughendi Nzereka, aurait recruté des ADF pour nuire les FARDC

Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) refute les allégations de Mme Gisèle Kaj qui affirme que “Nissé Mughendi Nzereka, chercheur associé au GEC, aurait reçu de l’argent de Bridgeway Foundation pour recruter un réseau de combattants ADF et Maï-Maï pour nuire à la réputation des FARDC”.

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Voici leur réponse aux allégations de Mme Gisèle Kaj et M. Nicaise Kibel Bel’Oka Mercredi 17 février 2021.

Le 16 février 2021, la journaliste de Radio Okapi Gisèle Kaj a publié une longue citation d’un livre de M. Nicaise Kibel Bel’Oka datant de 2019, qui contenait des accusations sans fondement et extrêmement préjudiciables contre le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), plusieurs de ses membres et des chercheurs affiliés. Ces accusations sont fausses. Elles ont d’ailleurs été rejetées par la justice congolaise et n’aident pas à faire avancer le processus de paix dans la région ou à mettre un terme à la violence autour de Beni.

La citation, publiée sur Twitter par Mme Gisèle Kaj, alléguait ce qui suit : Nissé Mughendi Nzereka, professeur à l’Université catholique du Graben et chercheur associé au GEC, aurait reçu de l’argent de Bridgeway Foundation pour recruter un réseau de combattants ADF et Maï-Maï pour nuire à la réputation des FARDC en les
accusant de participer à des massacres autour de Beni.
Les faits sont très différents. Le professeur Nissé Mughendi a travaillé avec le GEC, aux côtés d’une équipe de chercheurs étrangers et congolais indépendants, pour tenter de découvrir les responsables de la mort de milliers de civils autour de Beni depuis 2014.

Nous avons publié trois rapports (en mars 2016, septembre 2017, et novembre 2018) sur cette violence qui indiquent que l’ADF, les groupes armés locaux, ainsi que certains membres de l’armée congolaise ont été
impliqués dans ces meurtres.

Cette recherche est basée sur des entretiens approfondis
avec des centaines de témoins oculaires, des sources secondaires, des vidéos et des documents.

À aucun moment nous n’avons donné d’argent à quiconque pour nous fournir des informations. Une ONG locale de défense des droits de l’homme et les enquêteurs des Nations unies sont parvenus à des conclusions similaires aux nôtres.

En octobre 2018, le professeur Nissé Mughendi a été arrêté par le colonel Kumbu Ngoma, procureur militaire, qui prétendait qu’il donnait de l’argent pour recruter des membres de l’ADF. Il a passé quatre nuits en détention.

L’auditeur militaire avait reçu
de fausses allégations selon lesquelles le professeur Nissé Mughendi aurait donné de l’argent à des combattants de l’ADF et à des anciens otages – ce sont ces allégations que M. Nicaise Kibel Bel’Oka a développées dans son livre.

Cependant, par volonté
de nuire ou par mauvaise foi, ce journaliste et, aujourd’hui, Mme Gisèle Kaj, s’abstiennent de mentionner qu’à l’issue de son instruction, le même procureur militaire a constaté, depuis le 5 janvier 2019, qu’il n’y avait aucune preuve pour ces accusations, en concluant que « les moyens avancés par le ministère public pour incriminer le professeur Nissé Mughendi Nzereka manquent de base en fait ».

Il est extrêmement inquiétant qu’une journaliste reproduise des extraits d’une instruction préjuridictionnelle d’une affaire judiciaire, sans mentionner que la même cour avait disculpé le professeur Nissé Mughendi de toutes les charges. Il est tout aussi déconcertant que la même journaliste et M. Nicaise Kibel Bel’Oka suggèrent,
sans aucune preuve, que le GEC est impliqué dans la promotion de la violence, en contradiction directe avec nos convictions et notre mandat.

Depuis le début de ces tueries en octobre 2014, des milliers de Congolais ont perdu la vie, souvent d’une violence inouïe, et des millions ont dû fuir leur domicile.

Comprendre les causes profondes de ces violences et de l’insécurité dans l’est de la RDC est un préalable à l’avènement d’une paix durable. Tel est l’objectif de nos recherches dans la région dont les résultats sont mis à la disposition du public.

Thierry Mfundu

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