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samedi, mai 15, 2021
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#Financement des ADF pour nuire aux FARDC: le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), considéré comme l’un des financiers des ADF

Le 16 février 2021, la journaliste de Radio Okapi Gisèle Kaj a publié une longue citation d’un livre de M. Nicaise Kibel Bel’Oka datant de 2019, qui contenait des accusations extrêmement graves contre le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), considéré comme l’une des sources de financement des ADF/MTM et dont l’objectif est de nuire les FARDC.

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Dans cette 2e partie que publie Direct.cd, il s’agit bien plus du cas de Kasereka Katrisa Ali Rama.

En août 2018, l’Auditorat militaire/Garnison de Beni a mis la main sur 2 sujets tanzaniens recrutés depuis leur pays par un certain Bizimana Salley de nationalité burundaise en complicité avec un certain Abdou depuis Uvira.

D’Uvira, Bukavu, ils gagnent la ville de Goma pour Butembo. Ils obtiennent même des cartes d’électeurs réservées uniquement aux citoyens congolais.

A Goma, Abdou contacte un certain Kasereka Katrisa, l’un des points focaux des islamistes ADF à Butembo. Il lui recommande outre les trois étrangers, le nommé Kasereka Kambale, motard à Goma. Tout en travaillant avec lui, il devra jouer à l’agent de contrôle de Kasereka Katrisa Alias Ali Rama.

Les deux Tanzaniens et burundais sont expédiés dans la forêt pour Maghalika via la rivière Talya mais le motard reste sous la gestion de Kasereka Katrisa Alias Ali Rama. Il lui paie une nouvelle moto pour le transport des vivres et des colis vers les ADF.

Arrêtés par les services de renseignements militaire, les tanzaniens coopèrent et relatent leur épopée depuis leur départ de la Tanzanie jusque dans la forêt de Beni.

Kasereka Katrisa Ali Rama est cueilli à son domicile du quartier Vuhira en commune Bulengera dans la ville de Butembo.

Mettant en pratique la Taqiyya, il nie les faits mais ne saurait longtemps garder la posture de l’innocent.

La fouille de sa maison révèle qui il est exactement. Il est connecté à un certain Hamed Khalfan Amran qui vit en Afrique du Sud. Ce dernier opère des envois des fonds à Kasereka Katrisa qui les dépense selon des réquisitions des ADF de puis la forêt. Le transfert se fait souvent par Western Union ou Money gram.

En date du 14 avril 2018, il reçoit à 10h44 de l’argent …en provenance de l’Afrique du Sud (MTCN 284-846-2329). Le montant est de 93,22 dollars. Lundi 18 juin 2018, le même Kasereka Katrisa envoie la somme de 846 dollars à un certain Shabani Salim résidant en Tanzanie. Il fait une autre opération d’envoi de fonds toujours en Tanzanie à une certaines Fatouma Kiyavava sous le MTCN 146-587-8393.

Katrisa est l’un de nombreux points focaux des terroristes islamistes. Il est au centre de leur ravitaillement. Il reçoit de l’argent de l’étranger et le répartit selon les instructions reçues.

Gisèle Kaj cite le cas de Mbusa Mundele : Le 16 septembre 2015, Mbusa Mundele retire de l’argent à la banque via Western Union à 4 reprises dans l’intervalle de 15 minutes.

Les différentes opérations sont effectuées par le même opérateur. Le cas de Mbusa Mundele suscite un certain intérêt.

D’abord, ce sont de sommes qui varient entre 66 et 100 dollars américains. Une fois additionnés, ces retraits d’un seul jour dans l’intervalle de 15 minutes (100 dollars, 66 dollars, 97 dollars et 91 dollars) donnent un montant global de 354 dollars.

Dans ces opérations le nom de l’expéditeur et le lieu de provenance ne sont pas signalés.

On constate que l’expéditeur a éclaté et/ou émiette les opérations d’envoi des fonds en 4. Dans le cas où il s’agirait de plusieurs expéditeurs, le bénéficiaire doit être un point focal pour recevoir de la part des personnes différentes en 15 minutes des sommes émiettées.

Un autre cas signalé est celui de Nissé Nzereka Mughendi, véritable toile d’araignée : Kambale Kasongo Blaise recrute des ex-otages et ex-adf libères par les forces loyalistes au niveau d’OICHA.

Son groupe aborde madame Annie Nzongo, ex-otage et esclave sexuelle des ADF durant 10 ans.

Dans cette campagne, Annie Nzongo reconnait le Colonel ADF Feza qui avait exécuté son mari. Elle alerte la police nationale congolaise. Après investigation, la police met la main sur les recruteurs qui a leur tour, citent Kambale Kasongo Blaise. Il est à son tour interpellé.

Après fouille, on retrouve sur lui une somme de 400 $ et des bordereaux de versement d’argent. Il déclare travailler pour le compte du professeur Nissé Nzereka Mughendi qui se cache derrière un office qu’il a monté : Central Bureau for Political and Strategic Studies.

Pour ne pas remonter jusqu’à lui, Nissé Nzereka lui envoie de l’argent par virement bancaires à travers une tierce personne. Elle verse dans un compte bancaire de Kambale Kasongo Blaise a la TMB la somme de 1340 dollars (bordereau de retrait de banque Numéro 5050).

Cet argent doit servir à faire voyager 10 rescapes ex-ADF en Ouganda. Les services mettent la main sur Nisse Nzereka. Il avoue les faits et révèle qu’il est au service d’un cabinet américain nomme Bridgeway Foundation dirige par Laren Pool. Il reçoit de l’argent dudit cabinet pour recruter les ex-otages et ex-combattants ADF afin de les acheminer à Kampala ou Laren Pool a installé un bureau.

Laren Pool travaille aussi pour New Venture Fund basé en Californie aux Etats-Unis.

“Que gagne Nissé Nzereka en servant tant de maitres contre ses propres frères qu’on égorge chaque jour ?” S’interroge Gisèle Kaj.

Nissé Nzereka et coordonnateur au Grand nord du Groupe d’Etude pour le Congo (GEC) dirigé par l’americain Jason Stearns et rattaché à l’Université de New-York. Grâce au financement qu’il reçoit de GEC et de Brigdeway Foundation, il a créé un réseau de personnes (mai-mai et terroristes ADF y compris) qui recrute des gens et manipule pour qu’ils incriminent les Forces armées de la RDC dans les tueries de Beni.

Les confusions et contradictions relevées dans le rapport GEC au sujet du déploiement et du fonctionnement de l’armée au front notamment dans le cas de la Brigade du Général Muhindo Mundos sont le fruit d’un montage mal ficelé et de la non-maitrise de la géographie du secteur opérationnel Sokola I.

Les documents qu’ils montent contre des personnalités proches du pouvoir congolais et certains acteurs socio-politiques congolais qui sont dans leur viseur leur permettent d’obtenir de la communauté internationale des sanctions politiques contre certains commandants des FARDC notamment Mundos dans les massacres des civils à Beni.

Les audiences lors du procès de la cour militaire opérationnelle siégeant en chambre foraine à Beni ayant démontré que GEC n’avait pas de preuves irréfutables des allégations contre le Général Mundos, il faut en fabriquer en recrutant des ex-otages que le Général Muhindo Munso avait sauvés afin de les manipuler et d’obtenir des contre-vérités.

Thierry Mfundu

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