30.5 C
Kinshasa

Le Groupe Léopards :

Wednesday, September 30, 2020
- Publicité-

Deogratias Mutombo constate qu’il n’y a plus de confiance entre les banques et l’État, “Aujourd’hui les banques ne prêtent plus à l’État”

Intervenant dans Breakfast connexion, un rendez-vous économique mensuel de l’investissement sur TOP CONGO FM réunissant autour de la table la présidence de la République, le gouvernement, les institutionels, les régulateurs et les entrepreneurs ainsi que les banques, le Gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo dit constater un manque criant de confiance entre les banques et l’État congolais.

- Publicité -

“L’Etat émet pour collecter 100 milliards, les banques donnent 10 milliards. Aujourd’hui les banques ne prêtent plus à l’État”, révèle le Gouverneur de la BCC.

Selon lui, “seules 5 provinces bénéficient de 96% des crédits bancaires dont Kinshasa, le Haut-Katanga le Lualaba, le Nord-Kivu et le Kongo Central” soulignant que “c’est cela la caractéristique de notre pays”..

Il indique par ailleurs que le taux de bancarisation est à 6% tout comme le taux des crédits lui aussi est aussi à quelque 6% seulement.

“Le bilan est à 9 milliards. Le taux de bancarisation est à 6%, le taux (des crédits) est aussi à quelque 6% alors que la moyenne subsaharienne est de 45%, l’Afrique du Sud est au-delà de 100%”, a dit Deogratias Mutombo qui par ailleurs, déplore le fait que “les crédits qui ne sont pas remboursés sont autour de 19% alors que le seuil tolérable est de 5%”.

Le Gouverneur de la BCC révèle que la RDC compte seulement “17 banques, 80 coopératives d’épargne et 21 institutions financières.

“On fait le commerce de l’argent. Les banques prêtent sur base des dépôts qu’elles collectent. Mais, elles peuvent prêter aussi plus que le dépôt”, indique Deogratias Mutombo.

Toujours sur Top Congo FM, Deo Gratias Mutombo explique que “le coût d’acquisition est le premier facteur qui rentre en ligne de compte. Le taux de l’emploi est à 42% chez nous. 42% seulement sont consacrés aux crédits à cause de la dedolarisation. Quand je prête de l’argent, c’est le taux débiteur,  c’est le prix de vente”.

Ensuite, “le deuxième facteur, c’est la prime des risques qui est liée à la perte du pouvoir d’achat”.

Il constate qu'”actuellement, la confiance est partie. L’Etat émet pour collecter 100 milliards, les banques donnent 10 milliards. Aujourd’hui les banques ne prêtent plus à l’État”.

Enfin, “il faut ajouter les charges connexes”.

Deo Gratias Mutombo rappelle que “nous réglementons le secteur bancaire. Il y a une faiblesse d’inclusion financière parce que les banques sont concentrées en villes”.

Toutefois, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deo Gratias Mutombo rassure que “nous avons quand-même une évolution positive”.

Thierry Mfundu

- Publicité -

Leave a Reply

les +lus

Bruno Tshibala annonce sa démission de la Primature

Le Premier ministre vient d'annoncer sa démission depuis Paris où il est hospitalisé à la suite d'une opération aux yeux, annonce l'Agence France Presse. "Par...

Le jour où Kadhafi a donné de l’argent à Sarkozy

6 octobre 2005. Voix off : « Toute cette histoire a commencé deux ans avant que le futur président n’entre à l’Élysée lorsqu’il est...

Werrason de retour à Kinshasa, il y a trahison au sein de l’orchestre Wenge MMM

Au sein de cet orchestre ceux qui ont la confiance de Werrason ne sont, en réalité, que des prédateurs qui ne cherchent plus qu’à...