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Thursday, October 1, 2020
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#RDC Sandra Sala: Être à la fois mère au foyer, artiste et entrepreneuse

Madame Sandra Sala est une Congolaise habitant aux USA depuis 1996.

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Mariée et mère au foyer, elle a commencé il n’y a pas longtemps son entreprise spécialisée dans l’art et le graphisme.

Se confiant sur Direct.cd, Madame Sandra Sala affirme n’être pas tombée dans l’art comme un poil dans la soupe.

“J’ai toujours été artiste. Je suis allé à l’université pour faire de l’art. Au départ, c’était de l’architecture et design de l’intérieur puis cela s’est transformé ensuite en tout ce qui à avoir avec l’art digital (illustration et graphique design), dit-elle.

Et de poursuivre:

“Je me suis marié en 2011 et en 2014 nous avions quitté Boston pour nous installer à Houston au Texas. Étant très chargée avec un boulot où j’allais tout les jours (sans oublier le fait de m’occuper de mon premier fils avant d’avoir les 2 autres), j’avais un peu mis de côté l’artiste que j’étais Jusqu’à ce que je me rende compte du manque que cela avait provoqué dans ma vie. En fin 2017, quand je m’étais remis à faire de l’art, j’avais tout de suite vu que mon tempérament, ma personne changeait drastiquement. Il n’avait suffit que d’une année pour que je pense à le faire dans le cadre d’une entreprise.”

Sur son entreprise, Madame Sandra Sala nous dit qu’elle s’appelle KAMUANYA DESIGNS.

“C’est le nom que j’ai hérité de ma grand-mère paternelle. C’est une entreprise où je crée des pièces d’art avec de la peinture, des crayons, des feutres,…Je dessine un peu de tout. Concernant le graphisme, je fais des logos pour les entreprises, d’autres artistes, des personnes ayant besoin des couvertures pour les livres,… Je fais également des sites Web que je crée dans leurs entièretés. Je fais aussi de la calligraphie moderne. En gros je fais ce qu’on appel MIXED MÉDIA ART.,” nous apprends-t-elle.

À la question: comment arrivez-vous à combiner la vie de mère au foyer à celle d’entrepreneuse, Sandra Sala nous confie que ce n’est pas facile et “pour dire vrai, je n’ai pas forcément une routine qui m’arrange.,” nous dit-elle.

“Mes enfants sont petits et je travaille au maximum quand j’ai du temps libre. Ça implique souvent de se lever très tôt ou de se coucher très tard (même faire des nuits blanches), heureusement qu’avec mon mari on échange souvent les rôles pour me permettre de travailler quand je suis à la maison dans la journée.,” explique cette artiste et entrepreneuse.

Sur les difficultés qu’elle rencontre au quotidien dans son activité, cette graphiste explique qu’il y a des difficultés comme la fatigue quand on combine responsabilités familiales et entrepreneuriales.

“C’est pire en temps de Covid avec le confinement,” dit elle entre parenthèse.

Elle note aussi qu’avec la vitesse d’évolution actuelle des réseaux sociaux, c’est de plus en plus compliqué de faire la promotion de ses propres activités.

“Il y a trop des réseaux sociaux et c’est difficile de rester constante et consistante sur autant de plateforme : j’ai finalement décider de me concentrer sur Instagram, Facebook et YouTube pour le moment parce que je peux travailler sur les 3 presque simultanément et ça m’évite de beaucoup stresser pour le reste.,” déclare cette artiste et mère au foyer.

Elle poursuit: “ce n’est pas vraiment facile de créer une audience qui va prêter attention à ce que je fais pendant assez longtemps pour devenir des clients qui me solliciteront. L’autre difficulté est mental : Des fois la tête te fait croire que tu n’as rien à offrir, que tu n’es pas importante,… Mais c’est faux car à chaque fois que je partage quelque chose,il y a toujours quelqu’un quelque part qui est inspiré.”

À la question: comment voyez-vous les choses en rapport avec votre secteur d’activité et sur ces projets, Madame Sandra Sala entrevoit un avenir puisque selon elle, “il y a différents types d’art, même moi je suis intéressé par différents types d’artistes (musiciens, peintres,…) et tout le monde a un goût en matière d’art et des préférences en matière d’artiste.”

Et pour KAMUANYA DESIGNS son entreprise, elle dit avoir toujours rêvé d’avoir la possibilité d’écrire ce nom en grand sur un immeuble un jour.

“C’est le nom que mon père m’a donné en souvenir de ma grand-mère et j’ai toujours voulu rendre mes parents fier pour ça. Quand j’étais à l’école en Europe, les gens avaient du mal à prononcer ce nom et je leurs disais: un jour, vous saurez prononcer ce nom car vous le verrez en lumière sur des immeubles, dans des magazines, etc.”, révèle-t-elle.

Et d’ajouter:

“Pour revenir à mon domaine, j’aimerai faire de l’art jusqu’à ce que je ne serai plus en mesure de tenir un pinceau. J’aimerai aussi avoir un magasin où tout ce que j’aurai à faire sera de dessiner et de peindre, et dans laquelle j’aurai une équipe qui va transformer tout ce que je ferai en différents articles (autocollants, carnets, tableaux pour décorer les maisons,…). Il y a aussi le côté technique où je pourrai former d’autres personnes à faire le Web Design comme je le fais et pourquoi pas collaborer avec les artistes pour faire des bandes dessinés car c’est aussi grâce à la lecture des BD que j’ai appris à développer le goût pour le dessin.”

Dans son mot de la fin, Madame Sandra Sala encourage “ceux qui nous liront et qui ont une passion quelconque, mais dont le rythme de vie empêche de l’exercer de prendre ne fût-ce qu’une heure par jour à le faire pour eux-mêmes. Souvent ça nous fait du mal de ne pas trouver ce petit temps pour faire ce qu’on aime. S’il y a quelque chose qui vous aide à vous sentir mieux (l’art dans mon cas),il ne faut pas oublier de le faire. Si nous prenons suffisamment de temps pour agir ainsi, nous traiterons certains problèmes de santé mentale et beaucoup deviendront des personnes épanouies.”

Propos recueillis par Samuel Bonyoku

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