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mardi, avril 20, 2021
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Me Bébé Uwandji, “Défendre la femme et l’enfant en particulier était devenu mon fardeau”

Née dans une une famille de 12 enfants, Me Bébé Uwandji est à la fois avocate et mère au foyer.

Elle a acceptée d’ouvrir son coeur à Direct.cd à travers cette interview.

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“J’ai fais mes études primaires et secondaires à l’école Massamba de Limete et mes études de droit à l’Université Protestante au Congo (UPC). Je suis actuellement avocate au barreau de Kinshasa/Matete et au barreau du Kongo central où se trouve ma résidence actuelle dans la ville Boma.,” nous dit Me Bébé Uwandji.

Marié et mère de 3 enfants, elle est aussi membre de l’association de femmes juriste congolaise (AFEJUCO).

L’idée de devenir juriste lui est venue après avoir écouter une histoire dramatique lui contée par sa mère.

“Un jour ma mère nous avez raconté son histoire : enfant, âgée d’une année et demie, elle avait perdu sa maman.

Comme elle était née dans une famille où son père avait 40 femmes, elle s’était retrouvée un peu délaissée.

Sa sœur aînée avait dû se marier à 10 ans pour s’occuper de ses 3 jeunes sœurs. Elle nous avait raconté cette histoire pour nous expliquer la souffrance dû à son enfance difficile.,” raconte-t-elle.

Et de poursuivre:

“Ce jour-là, j’avais vu en ma mère cette petite fille qui a vécu des situations que je ne voudrais pas voir d’autres enfants vivre et j’avais commencé à me dire que quand je serai grande, c’est ce combat là que je mènerai.

Défendre la femme et l’enfant en particulier était devenu mon fardeau.

C’est en grandissant que j’avais compris qu’il existait dans mon pays des lois qui protégeaient la femme et l’enfant.”

Comme avocat, Me Bébé Uwandji a commencé dans un cabinet à Kinshasa où elle a travaillé pendant 5 ans.

Puis, elle a évolué dans un autre cabinet à Boma avant de créer son propre cabinet.

“À mon arrivée à Boma, j’ai commencé à participer à des émissions télévisées en rapport avec le droit. C’est aussi ce qui m’a permis d’être connue et sollicitée. Je suis aussi membre de l’association des femmes juriste du Congo (AFEJUCO) où notre cheval de bataille est aussi la défense des droits de la femme et de l’enfant et la vulgarisation des lois consacrant leur protection.,” nous confie cette femme juriste.

Dans son métier, les embûches sont nombreuses. La conjoncture économique d’abord est la difficulté selon elle, “car les clients des avocats font parti de la population et quand la population est pauvre ça se répercute sur la situation des avocats.”

Elle ajoute qu’il y a aussi des difficultés liées aux genres car étant avocate, “il y a des gens qui disent nous solliciter pour le travail alors qu’ils ont d’autres intentions cachées. Il faut toujours savoir recadrer ces genres de personnes.”

À la question: ayant plusieurs années d’expérience dans la profession d’avocat, comment voyez-vous les choses par rapport à l’évolution de ce domaine en RDC, lutte pour les droits de la femme et de l’enfant inclue?

Me Bébé Uwandji estime que tant que les hommes vivront en société, “il y aura toujours des avocats car là où il y a des hommes les problèmes ne manquent pas. Il y a des règles qui organisent la vie en société et c’est aussi pour ça que les avocats sont utiles. L’une des choses qui empêchent aux avocats de bien faire leur travail c’est la pauvreté de la population. Certaines personnes victimes d’atrocités n’envisagent même pas contacter un avocat car estimant ne pas avoir les moyens pour le faire. La lutte pour la défense des droits de la femme est primordial car la famille est la cellule de base de la société. Aujourd’hui le viol est même devenu une arme de guerre par laquelle beaucoup de familles sont déstabilisés. Nous travaillons avec les moyens de bord mais nous continuons d’y croire car tant qu’il y a la vie,il y a de l’espoir.,” indique-t-elle.

Sur certains de ces projets, l’avocate indique qu’à court terme, elle compte formé le plus grand nombre d’avocats possible pour leurs transmettre le savoir.

“À long terme j’ai vraiment à cœur de créer un orphelinat qui va recueillir les petits enfants démunis et délaissés comme l’était ma mère afin de leurs permettre de bénéficier ne fût-ce que de l’affection. Je rêve aussi de voir l’AFEJUCO avoir plus de moyen pour aider d’avantage les victimes d’atrocités.,” ajoute Me Bébé Uwandji.

Son message aux jeunes filles en particulier est celui-ci: “j’aimerai les encourager à continuer à se battre, à se donner de la valeur, les femmes sont réellement des être qui ont de la valeur.”

Propos recueillis par Samuel Bonyoku

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3 COMMENTS

  1. Je suis très fière d’avoir une mère autant investie dans son foyer que dans son travail particulièrement le fait qu’elle contribue à l’amélioration de la société au quotidien

  2. Femme fort et prêt pour tout son foyer.
    Wumela

  3. Erick BOLEO FELE

    Très radieux votre interview, j’espère que le meilleur sera à votre quotidien, et que cette lourde fardeau soit allégé par notre Dieu, et qu’il vous assisté toujours tout au long de votre parcours.

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