28 C
Kinshasa

Le Groupe Léopards :

lundi, avril 12, 2021
- Publicité-

RDC: l’administration Tshisekedi a restreint les droits humains en utilisant l’état d’urgence comme prétexte pour limiter les manifestations politiques ( HRW)

Dans son nouveau rapport publié le 22 juillet , l’ONG internationale spécialisée sur les droits humains Human rights Watch estime que depuis l’arrivée au pouvoir du chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi la république démocratique du Congo a sérieusement restreint les droits humains en 2020.

” Les autorités congolaises ont réprimé des détracteurs pacifiques, des journalistes et des membres de partis politiques, tout en utilisant les mesures de l’état d’urgence mises en place en raison de la pandémie de Covid-19 comme prétexte pour limiter les manifestations politiques. Des dizaines de personnes ayant critiqué les politiques du gouvernement, y compris sur les réseaux sociaux, ont fait l’objet d’intimidations et de menaces, de passages à tabac, d’arrestations et, dans certains cas, de poursuites judiciaires. ” , indique ce rapport.

- Publicité -

” Depuis mars, lorsque le gouvernement a interdit les rassemblements publics de plus de 20 personnes en vertu de l’état d’urgence décrété pour endiguer la propagation du Covid-19, les forces de sécurité ont fait usage d’une force excessive et létale pour briser les manifestations et disperser les foules. Le 9 juillet, alors que des manifestations importantes avaient lieu dans plusieurs villes contre la validation hâtive par l’Assemblée nationale d’un nouveau président à la tête de la commission électorale, la police a tué au moins un manifestant à Kinshasa et deux manifestants dans la ville de Lubumbashi, dans le sud-est du pays. Des dizaines d’autres ont été blessés. ” ajoute ce rapport.

Human Rights Watch, demande au gouvernement congolais à respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

” Lorsque des violations graves se produisent, le gouvernement a l’obligation de mener des enquêtes rapides et impartiales et de prendre les mesures disciplinaires ou légales appropriées, quels que soient le rang ou la position des personnes responsables. ” , a déclaré cette ONG.

Il sied de noter que c’est depuis le 21 juillet que le Chef de l’État congolais, a mis fin à la mesure de l’état d’urgence . Au lendemain de la levée de cette mesure, les activités telles que les manifestations politiques, les activités commerciales et économiques ainsi que la réouverture des écoles et universités vont reprendre progressivement. La plate forme politique, le FCC a projeté aussi pour le 23 juillet une marche pacifique pour soutenir les institutions congolaises en cette période de crise sanitaire mais aussi des conflits inter-institutionels .

Moïse Esapa

- Publicité -

Laisser un commentaire

les +lus