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samedi, avril 10, 2021
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L’ancien Président de la rébellion du RCD, le Prof. Ernest Wamba Dia Wamba est décédé

Alors que les combats font rage à l’Est contre le président M’zee Laurent Désiré Kabila, un nom revient régulièrement au fil de l’actualité, c’est celui d’Ernest Wamba dia Wamba.

Il fut ex-président de la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) qui occupa une bonne partie du pays entre 1998 et 2002.

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Pendant une dizaine d’années professeur d’histoire à l’université de Dar es-Salaam, en Tanzanie.

En 1996, il refusait de rejoindre l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), qui luttait contre le régime du maréchal Mobutu, comme l’y invitait alors Laurent-Désiré Kabila.

Lorsque éclate la rébellion soutenue par les gouvernements rwandais et ougandais contre le gouvernement mis en place par Kabila, Wamba dia Wamba prit la tête de la très hétéroclite opposition regroupée au sein du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).

Il y apparaît comme le chef de file de la tendance “civile”, opposé à des hommes tels que le commandant Ondekane donnant systématiquement la prééminence au militaire sur le politique.

Face aux divergences entre les diverses composantes du RCD, bénéficiant chacune d’appui extérieur spécifique.

Ougandais pour Wamba dia Wamba et Rwandais pour son rival Ernest Ilunga. En mai dernier, le second évince le premier de la présidence du RCD, provoquant une scission du mouvement.

En 1999, ce mouvement se scinde en une aile RCD-Goma, appuyée par le Rwanda, et une aile RCD-Kisangani, appuyée par l’Ouganda et dont Wamba dia Wamba devient le président à l’ombre du pro-consul ougandais, le général James Kazini, chef d’état-major de l’armée de Museveni.

En août 1999, cette faction perd la « guerre de Kisangani » puisque l’armée ougandaise perdra cette bataille pour les ressources de la région contre l’armée rwandaise.

Wamba dia Wamba changera alors le nom de sa faction en RCD-Bunia, principale ville de l’Ituri livrée à l’exploitation par l’armée ougandaise puis en RCD-ML (mouvement de libération). En avril 2000, il est renversé par son « Premier ministre », Mbusa Nyamwisi, et son « ministre des Finances », John Tibasima.

Natif du Kongo-Central (ex-Bas-Congo) en 1942, d’ethnie Manianga, il s’était réfugié en Tanzanie avant de poursuivre des études aux Etats-Unis.

Professeur d’histoire, il a surtout écrit sur les luttes africaines en vue d’établir une démocratie africaine et aurait collaboré avec l’éminent président tanzanien Julius Nyerere dans ses projets en vue de la réconciliation au Burundi.

Au Congo, Wamba dia Wamba a participé à la Conférence nationale souveraine (1991-92) dans les rangs de l’opposition.

Des sources familiales rapportent qu’il est décédé dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet aux Cliniques universitaires de Kinshasa où il a été interné depuis quelques jours.

Thierry Mfundu

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