22 C
Kinshasa

Le Groupe Léopards :

dimanche, mars 7, 2021
- Publicité-

Statut d’anciens Chefs d’Etat : le CALCC interpelle les Députés et Sénateurs

 

Le débat sur le statut des anciens chefs d’Etat doit être l’occasion de parler pardon et réconciliation nationale au Parlement, selon le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques. Dans une déclaration faite lundi 18 juin, l’organisation catholique appelle les élus du peuple à évoquer, lors de leurs débats, la thématique de la repentance pour le pardon envue de la réconciliation.

Le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo se réjouit de la décision du Chef de l’Etat de laisser le Parlement traiter la loi sur le statut des anciens chefs d’Etat, quoique cette manière de faire montre que le Parlement est aux ordres du Président de la République. Cette loi étant d’une extrême importance pour la vie du pays, le CALCC tient à apporter sa contribution, en le faisant savoir publiquement. La définition du statut des anciens Chefs d’Etat a été une des sources des problèmes que connaît notre pays. En effet, c’est pour n’avoir pas su traiter cette question avec sagesse que les acteurs politiques des années 1990 avaient ouvert la voie à la guerre dont nous n’arrivons pas à sortir. Pourtant, du haut de son siège de Président de la Conférence nationale souveraine, l’actuel Cardinal Monsengwo montrait bien la voie à suivre en appelant les décideurs politiques à la repentance pour le pardon en vue de la réconciliation nationale.

- Publicité -

Le Calcc constate, malheureusement, que plus de 25 ans plus tard, la RDC est de retour sur ce point mais “avec un pays ensanglanté, un peuple humilié et désespéré”.

Il estime que l’heure est venue de dire la vérité au peuple.

Devant Dieu et devant l’Histoire, pour le peuple qui souffre, le CALCC prend ses responsabilités pour dire clairement que pour assurer la paix dans notre pays, il faut signer en bonne et due forme un acte de renoncement à la vengeance et aux poursuites de tous genres à l’endroit du chef de l’Etat et de tous ceux qui lui sont chers. Notamment les membres de sa famille, ses proches collaborateurs et ses parrains.

D’après les laïcs catholiques, cet acte doit marquer, pour le Président de la République, la fin de la période où il tient la Nation en haleine et qui dure depuis 3 ans. Il doit aussi s’étendre aux autres acteurs de la vie sociale et politique comme acte de repentance et de pardon qui décrispera le climat politique. Il marquera la ligne de séparation entre deux régimes, deux systèmes de gouvernement de la Nation.

Le Calcc pense que si le Parlement traite cette question sur le statut du chef de l’Etat en dehors de ce schéma, la loi qui sera votée ne portera pas les fruits attendus. Il peut même entrainer plus de problèmes à la Nation qu’on pense le résoudre.

- Publicité -

Laisser un commentaire

les +lus