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samedi, avril 17, 2021
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RDC: les machines à voter font un fiasco en Irak

 

Alors que la CÉNI (Commission électorale nationale indépendante) congolaise vient de commencer à faire des démonstrations de fonctionnement de la machine à voter Miru qu’elle veut utiliser pour les élections de décembre prochain, la première utilisation de ces machines en conditions réelles a eu lieu la semaine dernière en Irak. Et des centaines de personnes n’ont pu voter en raison de pannes. Une information rapportée par la presse de Baghdad et l’agence de presse turque Anadolu contactées par la libre.be.

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“Des centaines de membres des forces de sécurité, qui votaient avant les autres citoyens, n’ont pu voter jeudi dernier, notamment dans la province Saladin (450 électeurs empêchés de voter) et dans la ville de Samarra (une centaine d’électeurs empêchés de voter)”, selon un lieutenant de police cité par Anadolu. Ce dernier a attribué le problème au mauvais fonctionnement de machines à voter, ainsi qu’à des problèmes de noms d’électeurs manquant sur les listes. Un capitaine de police de la province de Ninive a également confirmé cette information indiquant qu’un certain nombre de machines à voter étaient tombées en panne en raison d’une alimentation intermittente en courant électrique.

Curieusement, le modèle utilisé à Bagdad est celui commandé par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en République Démocratique du Congo pour les élections du 23 décembre prochain. Il s’agit de Miru System du fabricant sud-coréen.

Selon Didier Nkingu, juriste belge spécialiste des élections congolaises, le contrat signé par Miru System avec l’Irak prévoyait pourtant la fourniture de 40 experts pour intervenir en cas de problème. Cependant, poursuit-il, “cette disposition de prévention n’est pas prévue dans le contrat entre Miru et la CENI en ce qui concerne la République démocratique du Congo. Pourtant, la RD Congo, à l’instar de l’Irak, reste tributaire, à un plus haut degré, d’une fourniture de courant électrique de mauvaise qualité”. Une façon de tirer la sonnette d’alarme de manière à permettre à la Centrale électorale en République Démocratique de prendre les dispositions afin d’éviter l’irréparable.

À l’interne, cette machine est déjà contestée par les partis de l’opposition qui la qualifie de “machine à tricher et d’illégale”. Du côté de la Céni on rassure que les élections seront organisées le 23 décembre avec la machine à voter. Il est, cependant, vrai de reconnaitre que si la machine à voter est écartée, il faudra reporter les élections d’au moins 6 mois. Dans ces conditions, les élections prévues en décembre 2018 ne pourraient avoir lieu qu’en juin ou juillet 2019, selon les milieux proches de la CENI.

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