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jeudi, janvier 21, 2021
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Matata Ponyo «Les hommes passent, les institutions restent»

L’ex premier ministre, chiffres à l’appui, a dressé un bilan positif de son action à la tête de deux gouvernements: Matata I et Matata II. Un chiffre illustre bien le bilan positif de Matata, le taux de pauvreté a reculé de 17% depuis 1990. À l’époque il était de 80%. Actuellement, il est tombé à 63,4% grâce notamment aux réformes et à la construction des infrastructures. Le recul de pauvreté est une évidence. Cependant, il faut le reconnaître, cette diminution de la pauvreté n’est pas suffisante. Les efforts devraient se poursuivre et s’amplifier.

Augustin Matata est le premier à le reconnaître. C’est pourquoi, il préconise la vigilance et ne souhaite pas que le futur gouvernement se relâche. «Les hommes passent, les institutions restent» a dit le chef du gouvernement. Matata veut que les acquis économiques-stabilité macroéconomique, et sociales- investissement dans l’éducation notamment, soient consolidés par le nouveau Premier ministre. Samy Badibanga aura donc une très lourde tâche. Si pas faire mieux que Matata, au moins faire aussi bien que lui. « Il nous faudra une réelle discipline collective dans la durée, de sorte que c’est qui a pu être fait hier devra être préserver pour constituer la pierre angulaire des efforts menés sur le chemin du développement» a déclaré Matata à l’attention de son successeur.

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Et dans sa conclusion, le futur ex premier ministre de la RDC a fait appel à Ernst Schumacher qui écrit dans son œuvre Small Is Beautiful ceci : « l’expérience montre que des pays ont pu sortir d’une destruction quasi-totale et rebâtir rapidement une économie prospère, et que ce qui caractérise ces résultats n’est pas l’importation des technologies, mais le niveau de l’éducation, d’organisation, et de discipline de l’ensemble de la population! » Au nouveau premier ministre de méditer sur cette citation de son illustre prédécesseur. Matata a aussi fait allusion, dans son discours bilan, à Sénèque qui avait écrit «qu’il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va». Une façon de dire au futur chef de gouvernement que sans cap, sans vision le bateau Congo va tanguer.

La pauvreté n’est pas une fatalité mais une opportunité semble encore dire Matata à Babibanga. Pour faire passer son message, le premier ministre sortant s’est appuyé sur la pensée de l’économiste Alexandre. Ce dernier a dit: « Le retard est un avantage ! Pourvu que les pays en retard sachent se doter du cadre intellectuel et institutionnel approprié. Ceci en profitant de l’émulation fournie par l’avance des dominants et la soif du développement. Chez les pays dits émergents, les erreurs du passé ont créé une soif de revanche sur le sort ! ». Les progrès accomplis, sociaux ou économiques, l’ont été grâce à la paix et à la stabilité des institutions. Matata redoute que l’instabilité politique. Il souhaite que les dirigeants congolais soient à la hauteur pour que la RDC ne renoue pas avec le cercle vicieux de l’instabilité. À Samy Badibanga de relever le défi.

Israël Mutala

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