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vendredi, janvier 22, 2021
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Un trou de 50 millions USD à Kinshasa : le pré-carré de Kimbuta s’explique

On laisse entendre que cette situation découlerait des découverts bancaires à répétition pendant que le personnel politique (ministres provinciaux, députés provinciaux, agents des cabinets ministériels et parlementaires) aligne plusieurs mois d’arriérés de salaires. En guise de représailles, indique-t-on, l’Assemblée provinciale aurait suspendu toutes ses activités en cette session pourtant budgétaire. Quant agents des cabinets politiques de la ville, ils seraient présentement en grève illimitée.

Les rumeurs de la mégestion de la ville de Kinshasa ont tellement enflé que le pré-carré du gouverneur Kimbuta – présentement absent du pays -est monté au créneau. Zola Sheke, son directeur de cabinet adjoint chargé des questions politiques, administratives et socio-culturelles, soutient que les membres de cabinet du gouverneur vaquent normalement à leurs occupations professionnelles. Selon lui, aucun mouvement de grève n’est enregistré à l’Hôtel de Kinshasa. Parlant des députés provinciaux, il fait remarquer qu’ils sont occupés à décortiquer la reddition des comptes ainsi que le projet de budget 2017. Les travaux en commission n’étant pas radio-diffusés et télévisés.

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S’agissant du trou de 50 millions de dollars américains, il met quiconque au défi de lui désigner une banque opérant en territoire congolais et capable de consentir, dans la conjoncture économique actuelle, un crédit de cette hauteur à une personne physique ou morale. Tout en reconnaissant que l’Hôte de Ville .de Kinshasa travaille avec les banques, il souligne que l’administration urbaine respecte les échéances de paiement convenues de commun accord pour préfinancer certains projets ou travaux, par exemple les travaux de voirie, de salubrité publique, l’achat de bus de transport en commun, etc. Guy Matondo, ministre provincial des Finances, fait savoir qu’il n’y a pas de secret dans la gestion des fonds publics. D’où, s’il y avait mégestion, cela se saurait rapidement à partir de l’Assemblée provinciale, l’organe de contrôle de l’exécutif urbain. Il explique que les recettes urbaines (taxes des marchés publics, des parkings, de voyage par avion ou par bateau, impôt foncier, d’exploitation industrielle ou agricole, des dépôts de marchandises, etc) ne représentent que 20 % du budget provincial. Les 80% devraient provenir du gouvernement central, au titre de la rétrocession.

Mais dans la pratique, la ville de Kinshasa ne reçoit que 6 % de ces 80 %. En ce qui concerne les investissements, le gouvernement central devrait, selon la constitution, rétrocéder 40 % aux provinces. Pour le cas de Kinshasa, le compteur affiche zéro crédit. Pourtant, lors de la dernière conférence des gouverneurs, il avait été décidé que l’exécutif national se fasse violence et consente ne serait-ce 15 % sur les 40 % aux provinces.

Par conséquent, les caisses de la ville de Kinshasa sont continuellement au rouge. Ses gestionnaires sont contraints d’user de trésors d’imagination pour créer des recettes à même de leur permettre de répondre aux besoins fondamentaux.

Enfin, pour ce qui des arriérés des salaires, Guy Matondo a indiqué que le personnel politique est payé avec les fonds attendus de la rétrocession. Et lorsque le gouvernement central ferme le robinet ou ne libère que 6% sur 80, il appartient à chacun de tirer les conséquences de pareille situation.

En résumé, l’administration de Kimbuta attend de quiconque les preuves du surendettement ou du détournement de 50 millions de dollars américains pour éclairer davantage les Kinoises et Kinois sur la gestion de leur ville.

Par KIMP

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