Est-il admissible de couper tout un arbre dans la forêt pour fabriquer juste une tige d’allumette ? Voilà, la pire de réalité constatée par les mélomanes au sujet du featuring entre Antoine Agbepa dit Koffi Olomidé et Antoine Nikel Evoloko Lay Lay, dans l’album  «13ème Apôtre». Mégalomane, Koffi a, par on ne sait quelle  stratégie, utilisé sa ruse emberlificotant, pour convaincre son aîné Evoloko, de chanter avec lui dans son dernier disque, « 13ème Apôtre».

Tout serait parti d’un cadeau d’une voiture d’occasion d’Europe offert à Evoloko. Ensuite, une montre-bijou en or de grande valeur ainsi que des vêtements de haute couture (costume complet…), rapporte une source proche de LANGA  LANGA STAR.

Pis encore, Koffi Olomidé est allé plus loin jusqu’à mettre son médecin traitant à la disposition de Lay Lay pour un Check-up approprié. Sans compter des visites et autres rencontres imprévues qu’il a bien multipliées personnellement à la résidence privée du patron de Langa Langa.

A chaque rendez-vous, Antoine Agbepa n’a pas manqué de sortir des billets de banque de ses poches pour donner à Evoloko, qui était pratiquement ignoré de tous. Or, tous ces cadeaux n’avaient qu’un seul but : flatter et séduire l’auteur de la chanson «Fièvre Mondo» à participer dans «13ème Apôtre».

Curieusement, le patron de Quartier Latin a bien réussi sa mission de convaincre le Vieux Shérif de Dallas qui n’a pu résister à sa demande.

«Muana» est le titre de la chanson dont Evoloko a apporté son concours, de manière superficielle, dans le nouveau disque de Koffi.

Pour des observateurs avertis, l’Homme de Tcha-tcho n’a pas suffisamment utilisé la belle voix de Lay Lay dans ce tube qui semble être le meilleur de tous les 39 titres contenus dans «13ème Apôtre».

Contrairement à ce que les mélomanes attendaient par rapport à sa participation après toutes les dépenses  engagées pour le séduire, Evokolo ne s’est pas exprimé largement dans la chanson. Il n’a chanté que des petits couplets pour être supplanté par la voix de Cyndy-le cœur, qui est mise en exergue, sur toutes les lignes vocales. Donc, les fanatiques estiment que Koffi a joué un sale jeu au Vieux Shérif, qui est une meilleure voix de la musique congolaise.

‘‘Ce n’est pas ce qu’on attendait d’EVOLOKO –KOFFI en featuring dans cet album. On se rend compte que Cyndi a plus chanté que les autres’’, déclare un mélomane.

Déjà Déjà : Evokolo sauve les meubles   

Qu’à cela ne tienne, il faut retenir qu’Evoloko vient aussi de signer un retour en force avec son nouveau disque intitulé «Déjà Déjà».  Cette nouvelle balade musicale a été présentée officiellement à la presse kinoise, au cours d’une grande soirée organisée dans le fief de l’artiste à Yolo, par le Bourgmestre de la commune de Kalamu, Jean-Claude KADIMA. Un événement de grande envergure qui a connu la présence de l’Honorable Didace PEMBE, un ami de longue date du patron de Langa Langa Star. A cette occasion, Lay Lay a fait une démonstration vocale  spectaculaire sur scène.

Tout Yolo était en ébullition, à l’espace Chez Me Taureau, à Kalamu.

D’entrée de jeu, le Vieux Sheriff de Dallas a remercié le numéro Un de la municipalité de Kalamu qui a décidé de l’accompagner dans la suite de sa carrière musicale.

Ensuite, l’artiste a décortiqué de manière brève son nouveau playing artistique qui est déjà disponible en version CD audio en Europe et à Kinshasa.

Constituée de 7 titres, ce disque a été réalisé avec le concours des musiciens de Langa Langa Star de la RDC.  Lay Lay a signé lui-même toutes les chansons de cet album. Comme son nom l’indique, «Déjà Déjà» est non seulement un simple nom du disque mais aussi une expression que le chanteur veut imposer dans le langage courant de kinois de tous les jours.

Artistiquement, l’œuvre renferme une riche balade musicale dans laquelle l’artiste renoue avec son style original et son identité musicale de Langa Langa. On y retrouve, également, le remix de deux chansons anciens succès de l’auteur. Thématiques et textes sont de signatures originales d’Evoloko Joker en personne. Pas d’insanités, ni des paroles obscènes, le disque porte réellement une touche d’un vieux loup de la chanson congolaise.

Devant les chevaliers de la plume, la star a signé avec vivacité et détermination son retour à la Zorro sur la scène musicale après plus de 10 ans d’absence. ‘‘Si Wemba et Nyoka Longo sont encore en super forme malgré leur âge avancé, pourquoi pas moi qui suis le créateur attitré de belles mélodies et de beaux rythmes dans le Clan Zaiko’’,  a martelé  le Vieux Sheriff.

Evoloko ressuscité ! 

Avec enthousiasme, Evoloko a annoncé une nouvelle page de sa carrière. Après plusieurs conseils reçus ça et là, l’artiste se décide de changer son comportement de « boudeur attitré» de la musique congolaise. Il se relance avec «Déjà Déjà», qui semble être une nouvelle arme pour affronter le public de Kinshasa. Pour Lay, cet album va marquer le nouveau départ de Langa Langa Star. Ensemble avec ses musiciens, ils seront désormais à la disposition de la presse et du public. Contrairement aux années antérieures, il envisage de faire la promotion dans toutes ses formes. ‘‘Je ne voulais pas passer aux médias parce je ne trouvais pas l’importance de parler d’autres choses que de la musique’’, a déclaré Evoloko.

Pour être à la page, l’auteur de la célèbre chanson «Fièvre Mondo» s’est dit prêt à s’adapter aux réalités actuelles de la musique congolaise pour s’ouvrir à la nouvelle génération de mélomanes.

Ce qui est vrai, il a reconnu certaines difficultés de la vie du point de vue social qui ne lui a pas permis de recevoir parfois des journalistes dans sa résidence officielle à Yolo.

‘‘Je ne pouvais pas vous recevoir dans une mauvaise condition. Dans une maison où il n’y avait pas de belles  chaises ou tables. Maintenant, je viens d’arranger les choses donc,  maintenant…ça va’’, a-t-il renchéri.

Juste après l’échange avec la presse, le chanteur a fait vibrer le public avec ses tubes «best seller» qui ont colonisé la musique congolaise vers les années 70 et 80. Une ambiance bon enfant a régné chez Me Taureau où les fanatiques et les invités ont chanté et dansé aux rythmes nostalgiques, rappelant encore la belle époque.

C’est un pari gagné pour JC KADIMA qui a réussi à mettre son paquet sans s’attendre à quelque chose en  contrepartie. Je suis une autorité politico-administrative de la municipalité. C’est juste un soutien inconditionnel, qui a pour objectif de ramener à la surface un grand nom de la musique, mais aussi la bonne musique de ce grand artiste, qui est surtout mon  Vieux du quartier Yolo Dallas’’, a renchéri le bourgmestre de Kalamu.

Jordache Diala