Auteur compositeur et grand interprète, cet ex  footballeur à travers ses belles mélodies éduquent et décortiquent les maux qui minent la société où l’argent est devenu au centre de tout. Riche et pauvre partagent le même souci, celui de l’argent dont ils utilisent tous les mains pour en connaitre la quantité. 

Ghislain Lolaka|Pointe Noire

Bien que personne ne soit inhumé avec sa fortune, l’argent est devenu le principal motif de discorde de la société. En avoir fait de vous un homme avec grand H et le contraire vous réduit au second rôle susceptible d’être manipulé par celui qui en possède. Des vieux loups de la politique congolaise ont ainsi perdu leur dignité à cause de l’argent.

L’argent a rendu certains hommes politiques tellement beaux et attirants qu’ils ont méprisé à jamais le mot « Alternance »Tout se fait pour conserver à jamais le pouvoir pour ne pas perdre les acquis. Sur ces entrefaites, des pères de famille ont mis de côté l’étique et leur intelligence pour faire des éloges déplacés au chef de l’Etat, garant de leur richesse.

On entend ici et là que « Papa X est le seul à gouverner ce pays…Que sans Papa ki ngandi, le pays serait un chaos » pourtant la donne est claire «  Sans Papa mokonzi, je n’aurai pas autant d’argent »L’argent n’a pas seulement tué le monde, mais surtout rendu les congolais méconnaissables. Même les hommes de Dieu n’ont des yeux que pour les poches des hommes politiques et de leurs fideles…Les familles entières ne sont plus sur la même longueur d’ondes à cause de l’argent, et en manquer prive nombreux d’amour.

Certains sont devenus impolis à cause de l’argent et se plaisent à humilier leurs proches. Ils vous font venir dans leurs bureaux et vous reçoivent 3heures voire 5heures plus tard,  pour à la fin vous glisser quelques billets « Okourou Ekeke, esanga ekoti mobulu » lance Mayaula Mayoni avant d’accompagner la voix mélancolique de la belle Abby Surya « Moto a tangaka Mbongo na mino azali té…Moto mpe a ko mema yango na lilita a zali té …Mbongo ezali kaka Mbongo ekoki ko bota moto té,mpe oko mema yango nulle part…Ko sakana na bato té »

La diva Abby Suria use de sa belle voix pour relayer ce message  de Mayaula Mayoni sous la protection artistique de Lokassa ya Mbongo (rythmique),Dally Kimoko (solo) (,Ngouma Lokito (basse) et Lassa Carlito, devenu depuis Frère en Christ.

Mayaula Mayoni affirme que la vie de l’homme n’est pas aussi facile sur cette terre où tout est lié à l’argent. S’habiller, se nourrir et se rafraichir la gorge demandent de l’argent. Sans argent, personne n’aura de d’attention pour vous et votre vie plus que jamais côtoiera la tristesse. Les salutations seront express à votre égard. Même les communiqués nécrologiques ne mentionneront pas votre nom au profit de celui qui a de l’argent.

Pauvre, vous ne représenterez rien même au sein de votre famille, les amis vont vous éviter malgré que c’est vous qui verserez le plus des larmes à leur mort et en souffrirez le plus aussi. « Luzingu ya muntu kélé passi,mambu nioso kaka mbongo,ku zanga mbongo yayi kaka passi ku baka yawu kaka passi »

Mais tout change radicalement dès que votre statut social s’améliore. Avec de l’argent, vous serez l’objet d’un respect considérable, des convoitises et sollicitation de part et d’autre. Contrairement à votre passé de pauvre, les salutations à votre égard seront longues, insistantes et toujours accompagnées de conversations. Aucune femme ne fera plus mention de votre laideur, vous trouvant même beau comme un bébé qui vient de naitre. Et que dire de votre âge qui ne sera plus un frein à tout amour. « Ata okomi kiboba,basusu ba ko mona yo kaka Jeune homme »

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