Trois personnes sont décédées, depuis une semaine, après consommation des liqueurs fortes, dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Le président de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) en Ituri, Constant Bubulenga, a déploré cette situation et appelle ses membres à cesser avec la commercialisation de ces boissons frelatées.

«Nous demandons aux commerçants de cesser immédiatement de commercialiser cette boisson», a-t-il ordonné.

A l’occasion, il a accusé les services de l’Etat commis aux frontières de favoriser frauduleuse l’entrée au pays de ces liqueurs fortes.

«Cette boisson entre au vue des autorités parce que l’autorité de l’Etat est placée partout à la frontière de notre pays», a dénoncé Constant Bubulenga.

Pour lui, la consommation de ces boissons constitue également une menace sérieuse pour la jeunesse congolaise.

Le fonctionnaire résidant de Bunia, Fimbo Lebiliye indique qu’une quantité importante de ces boissons est déjà saisie et que les enquêtes se poursuivent pour dénicher les opérateurs économiques récalcitrants.

Une cargaison de ces liqueurs en provenance de Nairobi (Kenya) était arrêtée à la frontière de Karombo, en territoire de Mahagi (Ituri) depuis plus d’un mois, mais jusqu’à présent, aucune disposition n’est prise pour sa destruction.

En février 2014, environ cent soixante futs de liqueurs fortes avaient été brulés au cours de l’incendie d’un complexe commercial, à Aru-centre, en Ituri.