Un mort et 15 disparus dans un naufrage dans la province Orientale

Un enfant est mort et 15 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation dans la nuit de lundi à mardi sur le fleuve Congo, dans le nord-est da la République démocratique du Congo, a-t-on appris mercredi de source officielle. «La baleinière qui quittait Lokutu pour Kisangani», capitale de la province Orientale, «a pris feu au niveau de Lileko pour des raisons inconnues à 04h00» (02H00 GMT), a déclaré Monulphe Bosso, conseiller en communication du gouverneur de province, Jean Bamanisa. Lokutu se situe à quelque 200 kilomètres à l’ouest de Kisangani.
«Le manifeste de départ indiquait au départ 104 passagers à bord mais quand le naufrage s’est produit, on a compté 122 rescapés, 15 disparus et un mort: un enfant de trois ans», a précisé M. Bosso. Selon lui, ce bilan s’explique par le fait que, en violation de la règlementation fluviale, l’embarcation a fait escale en cours de route pour prendre de nouveaux passagers. Il a souligné que la baleinière a commis une autre infraction: circuler la nuit. «On devrait avoir une force navale avec des canots motorisés pour voir si des embarcations circulent la nuit, ou si elles embarquent de nouveaux passagers, mais on n’a pas de contrôle», faute de moyens, a-t-il regretté.

Les naufrages sont fréquents en RDC, tant sur les lacs que sur les fleuves ou rivières, où la signalisation fait par endroits défaut.
Les accidents se soldent souvent par des bilans très lourds, en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l’absence de gilets de sauvetage à bord, et du fait que peu de gens savent nager. Mi-février, une vingtaine de personnes ont péri dans un naufrage à Lokutu. Une rescapée avait alors confié qu’un incendie s’était déclaré sur l’embarcation, sans pouvoir en préciser la cause. Fin décembre, toujours en Province Orientale, au moins 30 personnes sont mortes dans le naufrage d’un bateau surchargé sur le fleuve Congo, provoquant la colère de jeunes qui avaient alors incendié des bâtiments publics.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire