Kinshasa: Transco à la poursuite de l’esprit de mort

Chaque matin et soir, c’est à des empoignades que se livrent les usagers pour trouver place à bord d’un bus transco (Société congolaise de transport) à l’absence des régulateurs. Cette société de transport sensé mettre fin au fameux « esprit de mort » lui ressemble êtrangement.

Paradoxe, cette pratique qui était connu dans les taxi-bus, surtout le taxi de Mercedes 207, communément appelé esprit de mort à Kinshasa commence à se développer dans les bus tranco. Il faut jouer des muscles et des coudes. Il n’est pas surprenant de se prendre un coup ou se faire marcher dessus. « Piétine ton voisin et demande pardon ! », c’est la règle.

Un tour fait samedi 7 mai dans les arrêts des bus transco révèle que ce système commence à se développer très rapidement. Selon les passagers trouvés sur place, plusieurs causes sont à l’origine de cette pratique. Entre autres : l’injustice de certains régulateurs qui privilégient leurs connaissances, le retard des bus et autres.

Transco 2

« C’est depuis 15h 20’ que je suis ici, il est maintenant 17h 45’ mais je n’arrive pas à prendre le bus. Si les régulateurs ne sont pas présents, on assiste un transport des catcheurs comme 207. Il faut être fort pour trouver une place », explique une maman trouvée à l’arrêt des bus Intendance-marché central.

Selon Gaston, il est toujours étonné de voir les régulateurs favorisés les désordres. « Il suffit seulement de te faire connaissance avec un régulateur, tu ne vas pas traîner à l’arrêt. Ce qui poussent les autres passagers à quitter le rang et se précipiter pour avoir une place », dit-il.

Face aux problèmes que connaissent les passagers des transco à Kinshasa, il est temps que les autorités compétentes prennent les mesures et dispositions qui s’imposent pour la protection des biens publics. En commençant par les régulateurs et contrôleurs qui parfois ne font pas bien leur travail. Et à l’instruction des usagers qui sont impatients une fois arrivé à l’arrêt.

Jean-Hilaire SHOTSHA

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