Kinshasa: un préfet pédophile dans le filet de bureau II

La semaine qui s’est achevée a été riche en couleurs pour cette école implantée sur l’avenue ASSOSSA dans la commune de Kasa-Vubu, école qui fait fonctionner, à part le secondaire général, deux sections, à savoir : scientifique et commerciale, cette école dont le préfet, pédophilie oblige, est tombé dans le filet des agents du bureau deux.

Que s’est-il au juste passé ? Le préfet, qui n’en était pas logiquement à son premier coup, s’est servi de sa fonction dans cette école pour attirer une fille finaliste de Biologie, kasaienne de son état et qui n’a que quelques mois à Kinshasa.

L’occasion choisie par ce préfet pédophile frisant la septantaine est le remplissage des fiches d’indentification, exercice auquel ne pouvaient prendre part que les élèves finalistes en ordre avec les frais scolaires, en dépit des instructions des autorités du ministère.

Ayant donné un objet à la fille pour dépasser dans son bureau, il l’y a rejointe et a joué le tout pour le tout. Ce qu’il a dit à la fille, on le saura quand il tombera dans le filet des agents du bureau deux, déployés partout dans cette commune dirigée par Mama Meta Mbuyi » Bébé climatiseur « . Il était question que la fille suive son préfet » quelque part « . C’est là, à en croire le préfet pédophile, qu’une note devait lui être remise, cette note à présenter à chaque contrôle avant de chasser.

Le préfet qui précédait la fille de quelque 20 mètres est entré dans un hôtel, où il s’affairait déjà à payer une chambre.

Arrivée devant l’hôtel et donnant l’air d’une négresse à Paris, la fille semblait chercher des yeux quelque chose ou quelqu’un qu’elle ne voyait pas. C’est alors que les agents du bureau deux l’ont interpellée.

A la question de savoir ce qu’elle cherchait, elle a répondu qu’elle suivait » leur préfet « . Ce préfet que les mêmes agents ont vu entrer, sans savoir qu’il allait attendre son élève fille, frisant la vingtaine. La fille a désigné le préfet encore au comptoir, le préfet a dit ne pas connaitre la fille. Menottes aux points, le préfet a été conduit au bureau de la police, district de Kalamu où il était enfin passé aux aveux, et où une amende de 2500 dollars lui été infligée.

Mais comme tout se négocie ici en RDC, le préfet a fait appel aux 400$ qui étaient dans son tiroir à l’école, exercice qui lui a permis d’éviter le parquet, et ipso facto, la prison.

Quant à la fille, cette fille qui avait quitté la maison aux environs de 10 heures, c’est à 19 heures que le district l’a libérée et l’a fait accompagner d’un policier jusqu’à l’arrêt de bus. Le préfet, quant à lui, ne rentrera chez lui qu’au petit matin du jour suivant.

La sanction

Le problème ne pouvait que se savoir, non seulement à l’école, mais aussi au bureau gestionnaire qui a tôt fait de faire sa descente à l’école.

A l’heure qu’il est, on attend la sanction pour ce préfet qui ne semble pas être à son premier acte du genre. Selon qu’il est écrit : » Qui a bu boira « . Comme on le voit, les filles sont en train de vivre un véritable calvaire dans les écoles. Il suffit d’être belle ou présentable pour être la cible de la sollicitude, non seulement des enseignants et d’autres agents, mais aussi des préfets et directeurs, quelque vieux qu’ils soient. C’est l’inversion des valeurs.

Baseke Magister/L’Observateur

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