Kinshasa: à la découverte des “bana vénin”

Discours mielleux, gestes provocateurs, Chouchou exhiba sans les dévoiler, ses jolis seins jusqu’à ce que la première victime succombe aux charmes. Ainsi elle a atteint son objectif. A l’université tout comme à l’église, ses victimes succombent sous ses charmes. A Kinshasa, une nouvelle race des prostituées à vue jour, celle des « bana vénin ».

Etudiante de son état, Chouchou mène une double vie, le jour aux cours, la nuit dans les boîtes. Jeans collant, bijoux plein le cou, Chouchou, la vingtaine, rôde chaque soir dans les parkings et restaurants. C’est son lieu de prédilection pour attraper ses proies, les partenaires sexuels. Chouchou ne met pas de gants pour faire son « job ». Elle prend l’initiative d’aborder, sans gêne, ses partenaires hommes. Discours mielleux, gestes provocateurs, Chouchou exhiba, non sans les dévoiler, ses jolis seins jusqu’à ce que la première « victime » succombe aux charmes.

Ainsi donc Chouchou atteint son objectif. Elle s’y prend de la même manière partout ailleurs. A l’université comme à l’église, ses victimes tombent sous ses charmes. Elle n’est pas seule. Les filles de sa race sont légion à Kinshasa. On en rencontre des dizaines dans les assemblées de Dieu. Ici, seul, le charme n’agit pas, les filles de la race de Chouchou dites « bana venin » s’y font remarquer par leur piété. Elles donnent l’air d’être de bonnes croyantes à travers de nombreux engagement qu’elles prennent dans les assemblées chrétiennes.

Elles y multiplient des rencontres avec les pasteurs responsables. Bien entendu, toutes sortes des subterfuges sont utilisées par les « bana venin » pour séduire les pauvres pasteurs. Les hommes de Dieu finissent ainsi par succomber aux charmes de Chouchou et des filles de sa race.

Dans les « bana venin », l’on retrouve aussi des femmes mariées. Cachant souvent leur état civil, elles se livrent au jeu de charme à la manière de Chouchou. L’histoire d’une dame qui cache son vrai emploi de temps à son mari en dit long. Chaque soir, « Madame Y » prétend se rendre au service, faire sa garde à l’hôpital. En lieu et place du Centre Médical, prend plutôt la direction des parkings et restaurants de la ville.

Appels furtifs des partenaires, séduction de tout genre, exhibition des cuisses, “Madame Y” se livre donc à la recherche de partenaires sexuels. Ceux-ci répondent sans tarder. Et le tour de passe est joué.

Pour justifier ce comportement, « Mme Y », Chouchou et toutes les « bana venin » parlent de problème d’argent. Payer les études, se vêtir à la mode, manger, nourrir les enfants sont les raisons avancées pour justifier cette nouvelle forme de prostitution que les « bana venin » n’affichent, naturellement pas, au grand jour.

Personne, en fait, ne sait que « Madame Y » fait la rue sur le boulevard du 30 juin, la nuit. Dans le quartier de Chouchou aussi, ses parents comme toute sa famille ignorent la double vie d’étudiante et de prostituée que mène leur fille. Qui donc peut s’imaginer la très polie et respectueuse Chouchou fait le trottoir nuitamment à la Gombe ?

Seules ses confidents ont pu le savoir. Encore que Chouchou continue à vivre sous la hantise d’être découverte par une connaissance, soit sur son « lieu de prostitution », soit encore de ses nombreux et suspects va et vient !

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