(DIRECT.CD) KINSHASA —  KINGABWA. Parti de rien, Tonton Jacques a monté en peu de temps, deux échoppes bien achalandées. Ceci lui a valu admiration et respect de la part des voisins qui l’ont vite assimilé au modèle de la réussite. Tout allait bien jusqu’à cette nuit du 21 novembre dernier où, mystérieusement, les deux échoppes ont brûlé…

La prospérité de l’étalage (ligablo) de Tonton Jacques sur avenue Bolikango à Kingabwa Uzam a étonné plus d’un. Au départ, le jeune homme vendait des noix de Kola sur une table devant la parcelle. Comme de la levure, les « marchandises » se sont accrues au point où Tonton Jacques était obligé d’organiser un « ligablo » en bois bien fourni. Cet établissement sera rapidement débordé et l’heureux garçon érigera encore une échoppe non loin de la première.

Tonton Jacques passe désormais pour le modèle de réussite dans le quartier. La prospérité de ses petites affaires lui attirent la confiance des voisins qui viennent épargner auprès de lui (bwakisa carte, dit-on à Kinshasa). Tout se déroule parfaitement bien pour Tonton Jacques et ses clients, heureux de disposer d’une boutique ou les produits sont vendus moins chers.

Arrive cette nuit de samedi 21 à 22 novembre . A la grande déception générale, un incendie d’origine douteuse a nuitamment consumé toutes les deux échoppes de Tonton Jacques. Le feu s’est miraculeusement circonscrit dans ces deux établissements, épargnant toutes les installations voisines. Devant les réclamations de ses clients, le jeune homme tombe évanoui et est transféré à l’hôpital.

Curieusement, de la perte de connaissance, la victime accuse des signes de démence. C’est alors que l’on découvrira le vrai mobile de son malheur. Il ressort de ses révélations que Tonton Jacques avait eu recours à un féticheur pour la prospérité de ses affaires. Mais il devait observer une prescription: prendre tout l’argent du dernier acheteur et l’enterrer. Ce qui n’avait pas été observe ces derniers jours d’où la colère des esprits qui l’ont sanctionné.