L’incroyable mort d’un Kuluna à Kinshasa: les membres inférieurs et supérieurs sans fonction!

Environ une année à la belle étoile, dormant à même le sol, les membres inférieurs et supérieurs sans fonction, déféquant et pissant dans ses habitants, puant à plusieurs mètres puisque pourrissant, aidé par des larves, resté couché de mois durant, mangeant comme un animal, parfois aidé par un bon samaritain, abandonné par les siens, sa mère biologique comprise, même par la morgue qui a refusé de garder son corps puant. Ce calvaire, D. M (le sigle du prénom et du nom de ce voyou) l’a vécu pendant plusieurs mois avant de rendre l’âme jeudi 20 août vers 14H30 et d’être inhumé sans funérailles, sans sexe, rongé par des larves… 

Tout se paie ici bas. Les habitants d’une des rues du quartier 4 de la commune de N’djili ont eu la chance d’expérimenter cet adage avec la mort atroce d’un garçon, la vingtaine révolue, qui a opté pour l’indiscipline caractérisée comme comportement, pour le  » kuluna  » comme métier.

Nous avons vu venir, une certaine année, ce garçon, d’apparence inoffensive, en provenance de Kisangani, après avoir été chassé par son père biologique/ Motifs : à en croire certaines sources proches de la famille, son père a dû le chasser du toit familial après avoir violé sa marâtre et tenté de rééditer l’exploit ignoble avec la demi-sœur !

Le temps de bien étudier l’état d’esprit de son nouveau milieu, D. M. n’a pas passé beaucoup de temps avant de tenter de rééditer son exploit ô combien sexuellement ignoble ou ignoblement sexuel.

La proimiscuité aidant, D.M. a eu le malheur – pardon, le bonheur ou la chance de partager avec un grand nombre composé de ses tantes maternelles et de leurs enfants, la plupart de sexe féminin, un petit réduit que les Kinois appellent pauvrement  » studio  » dans la parcelle familiale.

Nous nous sommes réveillés  un jour, très tôt le matin, avec les cris mêlés d’injures et de menaces d’une des tantes maternelles du voyou qui venait d’échapper aux conséquences des appétits sexuels du voyou.

Chassé de la parcelle familiale, D.M. a disparu dans la nature kinoise, avant de faire des apparitions spontanées quelques mois plus tard. Nous apprenions que D.M. a choisi le  » kuluna  » comme métier.

Jusqu’à ce que nous le revoyions un jour, assis en face de la parcelle familiale, annonçant à qui voulait lui prêter attention que ses membres supérieurs et inférieurs ne fonctionnaient plus parfaitement.

La mort à petit feu

Depuis, nous avons vu mourir, à petit feu, ce voyou. Au début, D.M. pouvait se servir de ses membres supérieurs en tenant des choses, quoique un peu difficilement, et de ses membres inférieurs en se déplaçant quoique en titubant. Même il n’allait pas plus loin que le portail de la parcelle.

L’usage de ses membres, le kuluna-violeur en a eu que pendant quelques mois, avant de le perdre définitivement. Depuis, il ne pouvait plus tenir quoi que ce soit dans ses mains qui, quelques mois plus tôt, l’ont aidé à voler, violer, extorquer, blesser. Ainsi il est resté des mois durant sans se brosser une denture jaunie par une couche énorme d’aliments. Ses pieds qui l’aidaient à poursuivre ses victimes étaient devenus incapables de l’aider à poursuivre même un … caméléon.

Allongé à même le sol des mois entiers

Par conséquent, il ne pouvait plus s’asseoir. Ainsi il était allongé, à même le sol, du matin au soir et dans une même position, des mois entiers. Il fallait le secours d’autrui pour qu’il puisse changer de position. Il déféquait sur place et pissait dans ses habits. Il arrivait que sa mère le lave…Comprenez la suite, même si elle s’arrangeait pour que son regard ne voie pas ce qu’elle ne peut pas voir chez son fils adulte !

A force de rester couché dans une même position des jours voire des semaines durant, son corps ne va pas tarder à porter des plaies, surtout dans sa partie inférieure. Et des larves, ces bestioles qui se nourrissent des pourritures, vont envahir ce corps pourrissant.

Puant à cause tout autant de ses nombreuses plaies qui ne seront jamais soignées, des matières fécales et urines emmagasinées dans de ses habits qui sont lavés rarement, sinon pas du tout et que de l’odeur pestilentielle dégagée par une bouche qui n’a plus frôlé une brosse à dents depuis des lustres, le  » kuluna-violeur  » sera de plus en plus abandonné par les siens.

Un charlatan au secours du voyou

Dans un sursaut familial tardif, la famille, à l’issue d’une réunion, va décider de faire recours aux services d’un charlatan dont la facture s’élève à 200 dollars. Après deux jours de soins ( ?), le féticheur abandonne son malade, faute d’avoir été payé par elle, comme convenu.

Ainsi le compte à rebours des derniers jours d’un garçon qui avait avoué, à plusieurs reprises, avoir commis plusieurs crimes contre de paisibles citoyens, a désormais commencé.

Nous sommes mardi 18 août lorsque les anciens co-choristes catholiques du voyou lui rendent visite et constatent le désespoir. Si bien qu’ils font appel à un abbé, quelques minutes plus tard, après avoir aspergé de désinfectant l’endroit où se trouvait D.M. Arrivé sur les lieux, M. l’abbé va écouter attentivement, pendant une dizaine de minutes, les confessions du voyou. Ainsi l’homme de Dieu venait d’autoriser le départ du violeur de cette terre qu’il avait abondamment souillée avec ses actes ignobles.

Les morgues de N’djili refusent le corps du kuluna

Un départ qui va intervenir jeudi 20 août courant vers 14heures 30. D.M. vient de mourir, puant, après avoir chié dans ses habits sales. La famille achemine d’urgence le corps à la morgue de l’hôpital de l’Alliance sino-congolaise du quartier de N’djili : pas de place. En effet, les services de la morgue de cet hôpital refusent de garder un corps en état de putréfaction très avancé. Le même refus à l’hôpital de l’ISTM du quartier 7 toujours à N’djili.

Abattue, la famille revient à la maison avec le corps de D.M. Qu’un volontaire va  » embaumer  » au moyen d’… essence pour permettre de passer des obsèques dignes d’un kuluna auxquelles vont assister seulement sa mère et  la petite sœur de celle-ci, leur oncle et une cousine, les seules membres de famille, en plus de quatre  locataires.

Le jour de l’inhumation : aucune cérémonie, sinon la mise dans le cercueil et le départ au cimetière de Kimbanseke pour le repos éternel d’un kuluna-violeur qui est mort comme il a vécu. Il est enterré sans son sexe, rongé par des larves !

Si cela peut servir de leçon aux autres voyous qui continuent à se comporter comme ce voyou, le nombre de ceux-ci ira diminuant…

Kléber Kungu

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