Des images incoryables des “filanistes” “lauréats” à Kinshasa ou la preuve du marasme dont souffre le système éducatif national. La qualité de l’enseignement en RDCongo laisse à désirer. Plusieurs rapports et documents rédigés par divers acteurs et partenaires l’attestent. Tous pointent du doigt le faible niveau des élèves et étudiants, consécutif aux problèmes tant structurels que conjoncturels.

L’augmentation progressive du budget alloué au secteur de l’enseignement et les réformes entreprises pou r booster le système éducatif sont loin de donner les résultats escomptés. Signal indiscutable: l’effroyable copie de dictée française rendue par une candidate licenciée en Sciences de l’Information et de la Communication régulièrement inscrite dans un établissement d’enseignement supérieur officiel de Kinshasa. Entre le texte original et la copie de la dictée, c’est le noir total, signe d’un manquement grave d’apprentissage. «On n’apprend pas la grammaire à l’Université mais à l’école primaire, à la base», se défendent tes enseignants du niveau supérieur, Ils ont pleinement raison. Mais leur faute, c’est d’avoir non seulement admis un monstre à l’Université mais de n’avoir pas stoppé son aventure en 1ère année de Graduat. Sans conteste, la laideur de cette copie prouve que les problèmes de l’école RD-congolaise sont réels et méritent un traitement de choc.

Le mal est profond. Il date. En 2004, Prospère Lotuli, inspecteur général à l’EPSP, diagnostiquait dans la presse, affirmant que le niveau bas de l’Enseignement RD-congolais est dû à plusieurs causes. «Il est principalement lié à la déliquescence de la société en général caractérisée par une situation de crise sociopolitique pendant près de trois décennies avec des effets néfastes sur les performances du système éducatif », déplorait-il avant d’ajouter : «Les crédits alloués au secteur de l‘éducation sont insignifiants par rapport à la croissance exponentielle du nombre des élèves et par rapport à certains autres pays’ africains dont le pourcentage dépasse les 15% du budget national, le 1% du budget alloué au secteur parait comme une goutte d’eau dans le désert». L‘IG stigmatisait aussi la dévalorisation de la fonction d’enseignant et l’insuffisance des infrastructures. le manque des moyens didactiques et l’inadaptation des programmes et modèles scolaires aux donnes actuelles.

Et les images ci-dessous ne feront qu’empirer la situation. Regardez!