Autant toute personne vaque librement à ses occupations, autant le cireur se réveille pour se diriger vers son centre d’activités. Un métier pratiqué souvent par des jeunes gens dont l’âge varie entre 11 et 30 ans.

Tous ont presque des ambitions identiques à savoir gagner le pain quotidien. Les cireurs investissent coins et recoins de la capitale. «C’est un métier comme les autres, les revenus ne sont pas du tout consistants mais la vérité est qu’on s’en sert pour subvenir aux frais de scolarité des enfants et à la survie de ma famille », a affirmé un jeune cireur Alain Mbayeke. Avant de soutenir : « je suis marié et père de trois enfants et ma tâche primordiale est celle de répondre aux besoins de ma famille grâce à mon métier ».

Ils se déploient tôt le matin dans le centre-ville. « Je quitte la commune de Ngaliema tous les jours pour me rendre à la Gombe afin d’y exercer mon travail quotidien», a affirmé ce jeune homme.

Un autre cireur âgé de 18 ans, orphelin, n’à pas hésité à son tour d’affirmer : « ce gagne-pain m’aide à trouver de quoi se vêtir et se nourrir,… une boite de cirage revient à 500Fc alors qu’une paire de chaussure à cirer revient à 300 Fc.

Pour celui qui travaille de 7h00 à 18h00, il a la chance de cirer plus ou moins 30 paires de chaussures», a renchéri cet adolescent.

Cette activité n’est pas de tout repos.

Presque au quotidien, les policiers ne cessent de les pourchasser au motif qu’ils salissent la ville. Ce qui est vu comme une tracasserie qui froisse les espoirs d’une catégorie de citoyens en quête du pain quotidien. Nombreux de jeunes désoeuvrés font du métier de cireur un rempart de dernier ressort. Faute de mieux.

HONEIGE MAWETE MAFUTA / YANNICK MAMBINA