Une femme enceinte tombe de la moto et accouche: un bébé est sorti d’elle

Kinshasa – Une jeune femme frôlant la trentaine, est tombée hier, de la moto qui la conduisait et au même moment, un bébé est sorti d’elle. Le drame est survenu dans la matinée, vers 9 heures, au croisement des avenues Kapela et Kimwenza à Kalamu.

Chaque jour, des moto-transporteurs communément appelés « wewa » et des chauffeurs taxis desservent le tronçon Marché Mariano – avenue de l’Université, en longeant les avenues Mompono et Kapela. L’incident qui a provoqué un terrible attroupement, est survenu suite à une erreur de conduite.

En effet, le moto-transporteur a perdu le contrôle de l’engin, en voulant éviter un minibus au carrefour (la jonction) Kapela- Kimwenza. Ils se sont retrouvés à terre, et le choc a été fortement ressenti par la femme enceinte qui était presqu’à terme.

Dans un réflexe d’homme averti, le « wewa » s’est relevé avant que la foule n’inonde et ne lui règle de comptes. La jeune femme restée au sol, n’a pu retenir la poussée fatidique. Des curieux ont accouru nombreux, des femmes vendeuses d’alentour lançant des invectives à la pauvre. Pourtant celle-ci, visiblement, nécessitait intervention et réconfort. « Ozali zoba ya mwasi, otangaki mikolo na yo te, po ofingisa ba mama (…) » (entendez : tu es stupide, tu n’as pas fait le comptage de tes jours, pour que tu viennes, là, à livrer (les) mères en spectacle au public).

Pendant ce temps, aucune de celles qui proféraient des paroles discourtoises n’a pris le devant, pour couvrir de pagne la femme étendue au sol. Le bébé, à mi-parcours, posait le problème d’intervention circonstancielle et urgente.

Pour de petites gens, le spectacle était à la portée. Des mineurs en ont eu l’opportunité de s’en fourrer les regards. Une mère sexagénaire ne pouvant se contenir, a « donné le ton » en sacrifiant de son pagne. Une autre femme d’un certain âge a suivi le pas, et c’était un pagne puis un autre. Au moment de faire venir l’infirmière du centre de santé le plus proche, résistance !

Celle-ci a trainé les pas, arguant qu’une femme dans pareille situation, ne pouvait être secourue qu’au centre de santé qui l’a reçue en consultation prénatale. Mais de bonnes consciences présentes sur les lieux, ne pouvaient admettre d’en rester-là.

 

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