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Kisantu : violer 10 vieilles par jour, une recette pour s’enrichir

Incroyable. Sur recommandation d’un féticheur, des délinquants oisifs violent de vieilles femmes pour devenir millionnaires. Phénomène inédit à Kisantu, dans la province du Kongo Central

Depuis un certain temps dans l’ex-Bas-Congo, il n’est plus aisé pour une vieille femme de se hasarder toute seule dans la forêt. Crainte justifiée, du fait qu’on a dû y déplorer plusieurs cas de viols.

Pour la petite histoire, des féticheurs d’un genre nouveau ont investi la paisible cité de Kisantu qui, jusqu’ici, n’était renommée que pour son jardin botanique et ses mangoustans. En effet, ces charlatans sans scrupules imposent à leurs clients une drôle de recette magique pour mener une vie de pacha : faire l’amour avec dix vieilles femmes en une seule journée.

C’est ainsi que les délinquants de tous bords – drogués à souhait – ratissent champs et forêts pour atteindre ce chiffre record. Dans un premier temps, la population avait cru avoir affaire à des égorgeurs. Les champs ont été désertés, et les chikwangues étaient devenues rares sur les marchés. C’était donc la disette qui s’annonçait à l’horizon.

Mais parmi ces vieilles femmes kongos, il y avait encore quelques braves. La semaine passée, l’une d’elles a osé braver le danger, car terrassée par la faim. Arrivée au champ, elle est tombée dans les griffes d’un de ces vampires. Après avoir rempli son contrat, le petit malappris a demandé à sa victime si elle le connaissait. Prudente, celle-ci a feint de ne l’avoir jamais vu. Malgré cela, l’homme l’a quand même étranglée. Des passants l’ont retrouvée sans connaissance, inanimée. C’est à l’hôpital St Luc de Kisantu (ex Fomulac) qu’elle a été réanimée.

Après avoir retrouvé ses esprits, elle a non seulement relaté son calvaire, mais donné aussi les coordonnées sur son agresseur. C’était l’un de ces jeunes désœuvrés qui tournent les pouces au marché Nkandu. Appréhendé, le fautif a tout avoué. Il est en ce moment au gnouf.

Ce n’est pas une première pour Kisantu la policée. L’année passée, des féticheurs y conseillaient aux naïfs de se régaler de la matière fécale pour être aux as. Une épouse avait même surpris son mari en plein festin avec cette nourriture singulière récupérée dans les latrines. Il ingurgitait cuillerée sur cuillerée. Choquée par le spectacle, elle s’était évanouie.

Car, convaincue que l’homme de sa vie était maintenant bon pour le cabanon. Depuis lors, la bouche souillée n’a plus droit aux chauds baisers de sa moitié.

(GM/Milor/Yes)