Une femme violée par un homme, l’histoire n’est pas à ses débuts. Certes, le fait est révoltant, mais il est aussi vieux que le monde. Cependant, lorsque la femme s’appelle Pauline Kalunseviko, une vieille veuve de plus de 75 ans et que l’homme porte le nom de J.V Mbuangi et est âgé de quelque 25 ans, l’histoire doit interpeller plus d’une personne.

Et lorsque le viol est fracassant  et que mort s’en suive, le péché est doublement originel et la miséricorde on ne peut plus inimaginable.

Samedi 19 juillet dernier, l’état de choc et la torture de conscience étaient au rendez-vous sur la population de Lukala et particulièrement ceux qui ont assisté aux obsèques de la vieille violée.

De la drogue à la mort en passant par le viol.

Grand -mère vit depuis quelques années avec sa petite fille dans le quartier Malueka de la cité de Lukala. Pour des raisons de survie, la petite fille exerce une  petite activité de vente de boisson alcoolique. Le petit coin reçoit chaque soir quelques jeunes gens en quête des moments de détente.

Un soir, il y a quelques semaines, le jeune Mbuangi s’est compté parmi les clients. Seulement, ce soir là, il prolongera sa détente (l’avait -il prémédité ?) en compagnie de grand -mère à qui il offrira quelques doses d’alcool. La petite fille s’en ira dormir avec son enfant laissant la grand -mère entre les “bonnes mains” pourvu que cela augmente le chiffre d’affaire de la soirée.

Quelques temps plus tard la vieille -surement droguée –  entrera dans un profond sommeil. C’est le moment choisi par J.V. Mbuangi pour transporter sa proie comme du gibier qu’il déposera à près de 500 mètres dans une maison inhabitée.

Là après s’être équilibré le jeune homme reprend sa proie (grand -mère toujours  inconsciente) avant  la déposer dehors. Puis, il s’en ira réveiller un jeune ami pour l’aider à transporter cette femme qui ne pouvait marcher.

” Na lokoti nzele na ngai ” (je viens de ramasser pour mon compte une jeune concubine), lance-t- il, à l’endroit du nouveau venu.

L’ami, ayant reconnu la grand-mère  à Mamuke (la petite fille), réveille son frère pour alerter le chef de l’avenue qui revenait de la chasse.

Pendant ce laps de temps, J.V. (peut-être drogué, lui aussi) qui a repris sa virulence a ramené son gibier à l’abattoir. Lorsque le chef  d’avenue arrive avec sa troupe,  le couple est introuvable. Quelques instants de recherche et les voilà dans une chambre de la même maison l’un au dessus de l’autre. Le violeur est pris  la main dans le sac. A l’instant il est maîtrisé et conduit au S/CIAT de la police et la victime au Centre hospitalier “Maternité de la  cité” où quelques jours  plus tard elle  succombera à ses traumatismes.

C’est samedi 19 juillet dernier que son corps a été porté en terre. Adieu “koko”, ton  meurtre ne maquera pas de servir de leçons pour les générations futures. Ni l’impiété demeuré impunie. Le criminel sexuel croupira derrière  les verrous de la Prison centrale de Mbanza-Ngungu autant que Justice le jugera utile.