Matadi : le chanvre devient une denrée publique

Sur chaque avenue, il se compte plusieurs endroits jouant le rôle de comptoirs d’achat et vente du chanvre. La fameuse marchandise vient du plus profond de la province par des sacs entiers.

Interdites par la loi, la culture, la détention et la consommation du chanvre sont devenues des choses banales de nos jours dans la ville portuaire de Matadi. chef-lieu de la province du Bas-Congo. Pour tout nouveau venu à Matadi, la première chose qui frappe, c’est la consommation à ciel ouvert de cette substance interdite.

Cette consommation n’épargne personne. Si les policiers et les militaires sensés appliquer la loi la violent systématiquement, les civils parmi lesquels des jeunes gens et des jeunes filles se recrutent parmi les consommateurs professionnels. Les risques d’humer un air pollué et sentant les émanations de cette herbe sont grands.

Les autorités provinciales de la ville s’inquiètent du fait que les Matadiens se soient profondément plongés dans cette pratique barbare. Mais leurs efforts pour éradiquer le fléau ne semblent pas porter de fruits d’autant plus que ceux qui sont sensés faire respecter la loi sont les premiers concernés dans la dérive.

Sur chaque avenue, il se compte plusieurs endroits jouant le rôle de comptoirs d’achat et vente du chanvre. La fameuse marchandise vient du plus profond de la province par des sacs entiers.

Là, des paysans ont opté pour la culture du chanvre qui rapporte plus que les denrées alimentaires ordinaires. L’on doit craindre le pire dans les jours à venir.

Déjà, quelques scandales liés à la consommation de cette drogue sont manifestes. Le cas d’un policier adepte de l’herbe douce est connu de ses voisins. Celui-ci, sous l’effet de la drogue n’hésitait pas à museler et ligoter sa fille en l’absence de sa femme pour la violer régulièrement.

La pauvre fille a fini par tomber enceinte. Le scandale éclate grand au retour de sa mère lorsqu’elle a forcé celle-ci à lui décliner l’identité de l’auteur de sa grossesse trônée du sort, Celui-ci est mort quelques mois après d’une pulmonie en relation avec des ravages de la fumée inhalée au quotidien. Les pouvoirs publics doivent obliges à sévir.

(Milor)

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