Kinshasa après la pluie, la catastrophe dans certains quartiers

Après la pluie, le beau temps. Cet adage n’a pas son sens à Kinshasa, capitale de la RDC où après une averse, c’est la catastrophe dans beaucoup de quartiers de la ville.  La preuve, les pluies qui se sont abattues le week-end, ont rendu la circulation difficile et coupé quelques routes. Au Rond-point Ngaba, l’accès était difficile.

Même constat sur l’avenue de l’Université, dans son tronçon compris entre les arrêts Mopulu et Eglise après Kapela. A Kindele, dans la commune de Mont-Ngafula, la route est coupée en deux.

Il est difficile de se frayer un chemin au niveau du Rond-point Ngaba. La boue a envahi toute la chaussée et même ses environs. Si on veut garder ses pieds propres, il faut porter des sachets de marque « vareuses « . La boue arrive jusqu’à la cheville. C’est chaque jour que s’observent des bouchons d’une heure. Les chauffeurs se plaignent, ils ne savent pas réaliser de bonnes recettes. Pour réunir le versement, c’est un casse-tête, lâche un conducteur de taxi-bus.

A quelque chose, malheur est bon, dit-on.
Les badauds se font l’argent en nettoyant moyennant 500 FC, les pieds sortis de boues.
Ajouter à cela le mauvais état de la route, qui rend davantage la circulation difficile. Tandis que sur l’avenue de l’Université, dans son tronçon compris entre l’arrêt Mopulu et Eglise après Kapela, c’est un parcours de combattant. Cette partie de route, en état de délabrement très avancé depuis plusieurs années, est pire à fréquenter ces jours. Alors qu’on pouvait par le passé, traverser ce tronçon pendant vingt ou trente minutes, aujourd’hui, il faut plus ou moins une heure suite aux nombreux nids de poules remplis d’eaux.
Cette situation contribue à l’amortissement anticipé de petites voitures de marque Toyota et Nissan, communément appelées « ketch » à Kinshasa. Un chauffeur a laissé entendre que sa voiture connaît beaucoup de pannes suite au délabrement de la route.  » Pendant ce temps, a-t-il poursuivi, nous payons les vignettes, une taxe qui est sensée contribuer à l’entretien de routes « .


Au quartier Kindele, dans la commune de Mont-Ngafula, la route est coupée en deux au niveau de l’arrêt Kasaï. Cette route d’intérêt capital a plusieurs têtes d’érosions. Les jeunes réunis, au sein de Association de chauffeurs du Congo (ACCO) se débrouillent avec les moyens de bord, provenant des passants pour aménager la route afin de permettre tant soit peu, aux usagers de circuler.
Pour maman  » Mapasa  » vendeuse de la farine de manioc et de maïs au delà de l’arrêt Kasaï, « le mauvais état de la route vient empirer notre situation. Avant la pluie qui est tombée le week-end, j’ai payé un seul ticket pour moi et ma marchandise. Maintenant, il me faut encore de l’argent pour prendre une moto afin d’arriver à ma destination. Et pourtant, nous n’avons pas beaucoup de bénéfices ».
Une élève du Lycée de Kimwenza a confié que si cette situation continue, ses parents seront obligés de l’inscrire dans une autre école avant la fin du premier trimestre. A l’entendre, le mauvais état de la route est à l’origine du retard à l’école.
Mathy MUSAU

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