Festival Ngoma à Kisangani

La ville de Kisangani abrite depuis le 20 août dernier la 6ème édition du Festival international de théâtre «Ngoma». Des spectacles de qualité s’inscrivent au menu de cette rencontre des arts de la scène.

Plusieurs pays prennent part à l’événement notamment la RD-Congo, le Rwanda, le Burundi, le Cameroun et la Belgique. Aussi, profitant de ce festival, Arterial network -chapitre RD-Congo- a organisé une conférence, mardi 23 août, à l’intention des opérateurs culturels de Kisangani. Occasion de redynamiser davantage le réseau dans la partie Est de la RD-Congo.        

Le coup d’envoi du festival, qui se poursuit jusqu’au 27 août, a été donné par le spectacle «Bric à Brac» d’Innocent Bolunda avec Pompon Beyokobana, Tito Munganga, Alphie Kibangula… et Dieu Merci Ikubi. Egalement de la partie, le groupe Huguembo de Kinshasa dirigé par la percussionniste aussi talentueuse Huguette Tolinga. Le son du tam-tam a raisonné à l’espace Ngoma. Une prestation à la hauteur de l’artiste, apprend-on des sources sur place à Boyoma. Cette performance a été aussi prouvée par Huguette mardi 23 août, cette fois-ci, à l’Alliance française de Kisangani.

Ainsi, dimanche 21 août, le public a été bien servi par deux spectacles venus de Goma au Nord-Kivu, à savoir: «Le prince bagayant» et «Regards décroisés». Lundi 22 août dernier, la Compagnie Les Itinérants de Kinshasa a proposé au public son spectacle intitulé «La spirale», un mélange de la rhétorique et de l’humour. Juste après, La Renaissance africaine de Bukavu a assuré la relève.

Cette compagnie a explosé dans «Boite d’ennuis», un spectacle multilingue exploitant les réalités quotidiennes. «Les deux villes ont défendu leurs renommées», a fait savoir Magloire Bolunda, coordonnateur du groupe TACCEMS, structure organisatrice du Festival Ngoma. D’autres programmations surprenantes sont prévues durant le Festival Ngoma.

Parmi lesquelles les spectacles «Fanfare funérailles» de Papy Ebotani qui sera présenté mercredi 24 août 2016 à l’Espace Ngoma ainsi que «Entre deux II: lettre à Guz» de Dorine Mokha. Tous deux produits par les Studio Kabako. Accompagné par deux musiciens, ce dernier raconte sa propre histoire. Victime à 10 ans d’une tentative de violence sexuelle, Dorine devint la victime du silence imposé par un système qui protège les plus forts, il devint le paria et «Guz» le héros, peut-on découvrir dans le résumé du spectacle «Entre deux II: lettre à Guz».

Alors que «Fanfare funérailles» porte un autre regard de la société. Ce spectacle s’inspire des nouveaux rituels urbains de deuils qui se développent depuis quelques années dans les cours et les rues de la mégalopole Kinshasa, mêlant pratiques traditionnelles et religions de miracles, douleur et humour, musique et sape, recueillement et mondanités… Profitant du Festival Ngoma, Camille Milabyo, président national d’Arterial Network -chapitre RD-Congo-, a animé, mardi 23 août au Centre culturel Ngoma, une conférence à l’intention des opérateurs culturel de Kisangani. Occasion pour lui de redynamiser le réseau dans la partie Est de la RD-Congo.

Par ailleurs, il y a six ans depuis que le groupe TACCEMS a lancé son festival de théâtre qui constitue un véritable lieu d’échanges et de partage mais aussi un lieu d’expression des compagnies théâtrales et plus particulièrement les compagnies de l’Est de la RD-Congo, du Rwanda et du Burundi.

 

Patrick NZAZI

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