David Wabeladio, le congolais qui a inventé une écriture « pour les noirs »!

Le Mandombe, écriture négro-africaine, est un nouveau concept de développement de la civilisation négro-africaine moderne mis au point en 1978 à Mbanza Ngungu. L’écriture Mandombe se veut un support de communication original le mieux adapté aux langues africaines. Elle prône l’évolution multiforme des sciences, partant de la mécanique, de l’art, de l’architecture, des lettres, de la géométrie, etc.

Né le 15 janvier 1957 à Ngombe Lutete dans la région du Bas-Congo en République Démocratique du Congo, Wabeladio Payi est fils unique d’une famille de dix enfants. Après ses études secondaires à l’école Kimvuka à Mbanza Ngungu, Monsieur Wabeladio s’inscrit au Centre Social et Technique de Mbanza Ngungu où il sortit détenteur d’un brevet d’aptitude professionnelle section mécanique auto diesel en 1977.

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David Wabeladio

Sans avoir exercé sa profession, il se rend à Kinshasa pour poursuivre un stage à l’école artisanale de l’Onatra (Office Nationale des Transports) dans le but devenir conducteur de train. Mais quelques jours avant qu’il aille à son stage, plus précisément à partir de la nuit du 13 au 14 mars 1978 à l’âge de 21 ans, plusieurs événements inattendus et surprenants, à savoir rêves, visions, miracles dans lequel intervient Simon Kimbangu, le convainquent qu’il a une mission à accomplir pour l’homme noir d’autant plus que dans un des rêves Kimbangu lui apparaît et lui dit : « Va prier et te purifier dans la source sacrée à N’kamba car je vais te confier une mission pour l’homme noir ».

Ainsi, à l’issue d’une longue série de rêves, visions et miracles, il décide enfin d’aller en retraite spirituelle à Mbanza Ngungu, après avoir été à N’kamba pour se purifier à la source sacrée. Au huitième mois de méditation, il découvre deux éléments qui ont la forme de chiffres 5 et 2.

En fait, après sa prière matinale, un peu fatigué, il s’allongea sur son lit. Peu après vers dix heures, il sentit son corps vibrer d’une intense poussée intérieure qui le mit en état d’éveil.

En observant la portion non enduite du mur de briques de sa chambre, Wabeladio se rendit compte que les maçons, en agençant les briques pour ériger le mur, combinent sans s’en rendre compte les formes de chiffres 5 et 2. Autrement dit, les lignes formées par la superposition des briques ne sont qu’une combinaison de deux formes qui se ressemblent aux chiffres 5 et 2.

Il appela ses deux cousins et leur fit remarquer cette découverte, que beaucoup de gens n’y prête pas attention. Et sans pourtant se poser beaucoup de questions, il continua paisiblement sa journée.

La nuit suivant cette découverte, il fit un rêve dans lequel un insecte noir se posa sur sa chemise blanche et son pantalon bleu qu’il portait pendant son sommeil. Cet insecte secrétait un liquide noir en se déplaçant sur son corps et dessinait ainsi les formes 5 et 2 sur toute la surface de sa chemise blanche et de son pantalon bleu. Tout son corps fut marqué de ces formes de chiffres.

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5 et 2 : Mvuala Pakundungu et Mvuala Pelekete

En regardant cet insecte qui transformait l’aspect de ses vêtements en ces deux chiffres 5 et 2, il s’écria : « Eh, ngieka ntalu ye ntalu ! Eh, ngieka ntalu ye ntalu ! » en français « Eh, je deviens chiffres, chiffres ! ».

À son réveil, il réalisa que derrière ces chiffes se cachait certainement une énigme qu’il lui fallait à tout prix découvrir.

La nuit suivante, il vit en songe Simon Kimbangu qui lui présenta un document blanc dont les lettres étaient dorées et brillaient. Il put lire : « Brevet d’activités matérielles ». Simon Kimbangu lui dit : « Vous avez vu les chiffres des activités matérielles. C’est avec ces deux chiffres que vous réaliserez tout ce dont vous aurez besoin pour votre bien-être matériel ».

À partir de là, ayant déjà découvert l’énigme, il commença à rechercher à résoudre l’énigme que cachait les deux chiffres.

Pour ne pas porter confusion aux chiffres 5 et 2, Wabeladio nomma ces deux éléments les « Mvuala ». Mvuala en kikongo, langue Kongo, signifie un objet sacré auquel on confère un pouvoir intrinsèque.

Pour distinguer l’un de l’autre, il appelle le 5, Mvuala Pakundungu et le 2, Mvuala Pelekete. Ces deux éléments furent le point de départ de ses recherches.

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Tableau issu de Mandombe
© Aristide Louthes

Après dix-sept ans de méditation, de réflexion et des recherches sur les éléments de la révélation, qui est une immense découverte pour l’humanité, Monsieur Wabeladio est parvenu à inventer une écriture qu’il appela au tout début « Initiation aux voyelles et aux chiffres » et, bien plus tard, baptisée « Mandombe » ce qui veut dire littéralement « pour les noirs » ou « à la manière des noirs » ou encore « ce qui appartient aux noirs ».

Depuis lors, il mène une vie de conférencier et hante universités et autres milieux scientifiques pour des exposées, des conférences, des entrevues, des leçons de Mandombe.

Son dernier périple l’amène en France où il fait sept conférences : Montpellier : le 15/02/ 03 ; Toulouse : le 22/ 02/03 ; Besançon : le 23/02 /03 ; Saint-Denis, Université Paris VIII : le 29 / 03 / 03 ; Paris à la Salle AGECA : le 30 / 05 / 03 ; Orléans et Rouen.

Actuellement, il est assistant de recherche à l’Université Simon Kimbangu à Kinshasa. Parallèlement, il s’occupe intensément de l’Académie Mandombe et du Centre de l’Ecriture Négro-Africaine, CENA, à Kinshasa dont il est le Président-Directeur.

© www.mandombe.info

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Mandombe : l’écriture négro-africaine

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