Les robots roulages intelligents made in RD Congo convoités en Afrique

Izay Kirongozi Thérèse dit Mamie jokol, présidente de Women’s Technologies et chef du projet Robot roulage Intelligent a fait savoir que ses inventions (NDLR : robots roulages) sont convoités en Afrique.

Elle l’a affirmé dans une interview exclusive accordée à RD-CONGONEWS. Les questions sont axées autours de la commande des quatre robots roulages intelligents par le gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi et leurs exportations vers les autres pays d’Afrique, notamment en côte d’ivoire et au Congo-Brazzaville. Elle n’a pas oublié de signifier le coût de cette oeuvre d’esprit.

Qu’avez-vous fait comme étude à l’université et Qui êtes vous réellement dans le projet robot roulage intelligent ?

Pour commencer, je suis Madame Thérèse Izay Kirongozi, mes amis m’appellent Mamie Jokol. Ce surnom provient de là où j’ai étudié à l’institut supérieur des techniques appliquées-ISTA, alors voilà ! Et comme j’avais un café à l’époque, les amis disaient : nous allons jokolé chez Mamie. C’est depuis ce jour là qu’on m’appelle Mamie Jokol. Je suis ingénieure en électronique industrielle. J’ai fini vers les années 1999 avant l’entrée 2000 à l’ISTA. Dans le projet robots roulages intelligents, je suis le chef du projet et la présidente de Women’s Technologies.

Quel est votre apport dans la réalisation de ce projet qui fait aujourd’hui la fierté de la RD-Congo ?

Moi, je me suis occupée de la partie électronique, vu que je suis ingénieure- électronicienne. En plus, je peux dire que c’est moi qui ai apporté les moyens et je suis le chef de l’équipe en même temps la Présidente du groupe.

Combien des personnes ont-elles contribué dans la réalisation de ces prototypes ?

Nous sommes au nombre de six. A savoir trois hommes et trois femmes, tous sont anciens de l’ISTA. Ce sont ces six personnes qu’ il’ ont réalisées.

De qui est venue l’idée de créer des robots roulages intelligents pour réguler la circulation routière à Kinshasa ?

Bon, l’idée vient toujours de plusieurs personnes. J’aimerai profiter de l’occasion pour vous signifier aussi que ces prototypes ne sont pas les fils de mes oeuvres. Je viens de dire que nous sommes au nombre de six et chacun d’entre nous a apporté une grande contribution.

Quant à moi, je me réfère plus aux paroles du président John Fitzrald Kennedy, qui a dit un jour aux américains, je cite : “Ne vous demande pas ce que l’Amérique peut faire pour vous mais demandez-vous plutôt c’est que vous pouvez faire pour l’Amérique. Les idées ne sont pas vraiment ce qui nous manquent mais plutôt les moyens. C’est ça le plus grand problème. Les idées viennent toujours de plusieurs personnes et chacun contribue d’une manière ou d’une autre.

Vous aviez déclaré un jour sur les ondes de la radio France internationale qu’un robot vous a couté dix milles dollars américains, n’est-ce pas que c’est un peu trop ? Qui vous a financé ? Est- ce le gouvernement RD-Congolais ?

Malheureusement non. On n’a pas eu un quelconque soutien ou financement du gouvernement jusque là. Nous nous sommes débrouillés nous même avec nos maigres moyens, vu la volonté qui nous anime, en tout cas pour être franche.

Vous venez de rentrer de Lubumbashi où vous étiez invitée par le gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi Chapwe, c’était quoi le mobile de ce déplacement ?
Bon jusque là, le gouverneur Moise Katumbi demeure la seule personne qui nous a apporté son soutien dans ce projet. Puisque les deux prototypes que nous avions placés à Kinshasa sur le boulevard Lumumba à Limeté et au croisement du boulevard triomphal et l’avenue des huileries sont gratuits. Tandis qu’à Lubumbashi, nous avons vendu et nous en avons d’ailleurs reçu la commande de quatre autres robots roulages intelligents pour la capitale cuprifère.

Apres avoir vu la manière dont ces rebots fonctionnent sur terrain, est-ce qu’on peut dire que Thérèse Izay Kirongozi et son équipe font bien que les chinois ?

Je ne sais pas trop! En tout cas, pas trop ! C’est aux kinois de nous juger. Il faut aussi comprendre que c’est notre première expérience. Mais ça nous fait énormément du bien la manière dont ça marche. Je suis fière !

A Combien revient un prototype, si cela n’est pas un secret ?

Bon ça dépend. Le prix varie entre 20 à 25.000 dollars américains ou plus. A Lubumbashi, nous avons vendu un prototype à 25 000 dollars américains. Ce qu’il faut savoir est que ces robots roulages intelligents font partie des nouvelles technologies de l’information et de la communication. La partie la plus importante dans ces robots est le centre de contrôle. C’est ce que les gens ne voient pas. Dans chaque robots, il y a des cameras de surveillance. Ils voient et enregistrent tous ce qui se passe sur la route. Il faut cependant noter que dans des pays comme l’Afrique du sud et autres, 16% du budget national proviennent des infractions routières et c’est très intéressant lorsqu’un pays diversifie ses sources de revenu.

Dans les journaux Washington Post aux USA, le point en France et jusqu’ au Qatar, votre nom ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salive. A l’allure où vont les choses maintenant, comptez-vous dans les jours avenir embrasser une carrière politique ?

Oh ! Mais non ! Désolé je me sens à l’aise dans ce que je fais. On ne peut pas quand même devenir tous politiciens.

Comme je l’ai dit au départ de notre entretien, je suis une ingénieure et c’est bien ça mon rôle dans la société congolaise. D’ailleurs si j’étais politicienne, on n’aurait pas eu les robots roulages intelligents aujourd’hui. Moi-même j’étais surprise quand j’ai entendu tous ces médias parlés de nous. Ce n’est pas ma fierté ou la fierté des cinq autres. Mais l’orgueil revient à la nation congolaise en général.

Pourquoi quand un Chinois ou un Japonais fabrique ou crée quelque chose, on dit made in chine ou Japon. Pourtant, ce n’est pas le pays tout entier qui fabrique, c’est un individu ou groupe d’individus.

C’est quoi votre projet à long terme, comptez- vous aussi exporter ces prototypes Made in Congo en Afrique et pourquoi pas dans le monde ?

Bien sûr, il faut noter que nous avions eu la commande de certains pays africains, tels que la côte d’ivoire, le Congo-Brazzaville et autres. N’eût été nos différends avec le Congo-Brazzaville, nous aurions déjà exporté à Brazzaville. Nous sommes entrain d’exporter aussi à Abidjan puisqu’on en reçu la commande.

Qu’est-ce que vous demanderez au gouvernement rd-congolais ?

Je demanderai au gouvernement congolais non seulement d’encourager mais de soutenir aussi les initiatives. Parce qu’on peut avoir les idées bien sûr mais s’il n’y a pas des moyens, vous serez certainement limités. Combien des projets pourrissent dans des tiroirs faute des moyens et des soutiens. Donc le gouvernement congolais doit penser à nous.

Avez-vous un conseil à prodiguer aux jeunes filles congolaises ?

Absolument ! Les jeunes filles congolaises doivent penser à leurs études. Moi, je crois fermement que la jeune fille congolaise peut arriver à faire la différence et se distinguer pourquoi pas.

D’ailleurs, le Congo compte soixante dix millions d’habitants dont la majorité sont des femmes surtout les jeunes. Moi, j’ai engagé près de cent vingt jeunes dans mes différents espaces et je les encourage toujours à prendre leurs responsabilités en mains.

Golvie Mwanda

 

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  • Les robots roulages est une invention qui peut rayonner l’image de la RDC à travers le monde. Il mérite d’être soutenu par le gouvernement comme technologie purement rdcongolaise en y mettant des moyens conséquents. Ce système a l’avantage de :
    – Fonctionner 24h/24,
    – Réduire sensiblement le nombre des policiers en conséquence les tracasseries policières,
    – Enregistrer les mouvements du trafic dont la police exploitera pour envoyer des contraventions, …
    La RDC a l’obligation de s’ associer aux promoteurs pour améliorer, moderniser les robots en leur donnant diverses formes et les encourager en en commandant plusieurs centaines pour équiper toutes les villes de RDC.
    Courage les gars !