Lauréat de la 1ère édition de la télé réalité Vodacom Best of the Best, José Hendrix Ndelo ne cache pas son projet lié à ses 100.000$. Il poursuivra le jumelage RDC – Etats-Unis d’Amérique qu’il avait débuté quelques mois avant sa participation à ce concours musical. Bientôt, il sort trois chansons pour remercier tous ceux qui l’ont soutenu. «Je ne traine pas trop. Je veux que mon public me savoure avant la sortie de mon 1er album», a-t-il glissé. 

Vous êtes le Lauréat de la 1ère édition de la télé réalité musicale Vodacom Best of the Best. Quelles sont vos impressions?
Jusqu’à présent, je ne réalise pas que je remportais ce prix. Parce que c’était un combat très serré avec des candidats très talentueux. Ce n’était pas évident de crier avant le verdict. C’est arrivé. Je suis content. Après le concours, il y a beaucoup à faire. Maintenant, je me concentre. Je vois d’où je viens et je réfléchis à ce qui m’attend pour me préparer en conséquence.

Vous étiez sûr d’atteindre la finale ou c’était un hasard?
Je ne m’étais pas inscris à ce concours pour perdre. Quelques parts, j’étais sûr de moi. Ce qui est mauvais dans ce genre de compétitions, c’est d’être trop sûr et de sous-estimer les autres. Ce qui est conseillé, c’est garder l’équilibre. Vivre entre les deux. C’est ce que j’avais fait. J’étais positif et fort jusqu’au bout. Dieu merci, je suis arrivé en finale.

Parmi les quinze candidats retenus pour ce challenge, qui vous faisait peur?
Faire peur, c’est beaucoup dire. Chacun d’entre nous avait ses qualités. On avait tous des particularités. Je cite Lionel qui a beaucoup d’énergies, chante avec précisions et a beaucoup d’inspirations. De même que General World Center qui a une voix très mélodique, très pure et très naturelle. Jamaïque n’a même pas besoin de chauffé sa voix ou de s’exercer. Il se réveille avec une voix au rendez-vous. Donc, une voix claire avec précision également. Je dis que toutes ces voix que j’ai rencontrées, constituent une richesse pour notre pays. Ce sont des talents qui sortent de l’ordinaire. C’est vrai que le peur est naturelle. Il faut savoir la surmonter. C’est comme lors d’un combat, il y a l’adrénaline qui monte, il faut savoir la contrôler. Et, il faut gagner pour ne pas regretter.

Comment régner l’ambiance à l’académie?
C’était vraiment une famille. Il y avait des pleurs, des joies, des chamailleries, des guerres d’esprit, des guerres froides … Malgré tout ça, nous vivions dans une atmosphère loyale, d’amour, surtout d’amour de l’art. C’était l’ambiance était positive.

Qu’est-ce que les autres disaient de vous?
Ils m’appelaient Kit complet.

C’est-à-dire?
Parce que j’ai manqué de rien. J’avais toujours ma bouteille d’eau, un peu d’argent en poche, mes bonbons, mes vitamines C et autres.

Que ferez-vous avec l’enveloppe de 100.000$ que vous aviez gagné au Vodacom Best of the Best?
En même temps, c’est une grande somme. En même temps, c’est une petite. J’investirai la plus grande partie de cette enveloppe à la culture, principalement, à mon projet de jumelage RDC – Etats-Unis, en associant également d’autres pays de la planète. J’adore les échanges culturels et j’aimerai à travers cette démarche promouvoir les talents de mon pays. Avec ce projet et les talents des musiciens qui y prendront part, nous allons nous battre pour que les autres peuples du monde aient une image positive de la RD Congo. Si nous mettions de côté les minerais, rien qu’avec l’art et la culture, nous serons le peuple le plus du monde.

Les 100.000$ étaient bruts ou ils étaient accompagnés des autres avantages?
A côté de mon enveloppe, j’ai un contrat avec le producteur sud-africain Oskido. Il me permettra d’enregistrer un album et assurera ma promotion. Bref, il me propulsera.

A quand débuterez-vous votre collaboration?
Je ne sais pas encore. Dans un bref délai, je serai notifié et j’aurai aussi le calendrier de notre coopération.

En attendant le début du périple avec Oskido, que comptez-vous faire pour maintenir votre place de meilleur des meilleurs?
J’aimerai être très présent dans des médias pour informer et communiquer avec mes fanatiques et mélomanes. Je veux qu’ils connaissent ma démarche et communient avec moi. Bientôt, je finis une chanson que j’avais commencée avant mon entrée à l’académie. Je rajoute des autres titres et j’ai réaliserai les clips qui sortiront l’un après l’autre. A cette étape, je dois placer la barre très haute parce que mes actuels challengers sont les artistes musiciens professionnels. C’est-à-dire ceux qui ne vivent que de la musique. A travers ses chansons, je remercierai tous les peuples congolais qui m’ont voté sans condition et Yahvé qui m’a donné le talent et la force. Je ne vais pas trop trainer pour les larguer.

Etes-vous prêts à vous produire ici à Kinshasa?
Oui. Je tiens à organiser une tournée urbaine en partenariat avec Vodacom Congo et Pygma. Je veux remercier les kinois et les présenter mes chansons.

Parmi les treize primes dont vous avez pris part, quel est celui qui vous a marqué ?
Tous les primes m’ont marqué. Le plus mauvais est celui de mon premier featuring avec General World Center. Mon moral était très bas. Tous les autres étaient magnifiques en commençant par celui où j’étais sur scène avec ma mère. C’était une bonne surprise pour moi. Ça reste un très grand souvenir de ma vie. La demi-finale et la finale m’ont profondément marqué.

Que ressentez-vous à chaque fois qu’une star rd-congolaise vous visitiez au manoir?
C’était un honneur et un privilège pour moi. Parce que je les voyais seulement à la télé, sur internet et dans la presse écrite. Je les écoutais aussi à la radio. J’étais rempli des joies lorsque j’étais en face de Lutumba Simaro. Il est l’un des tops de notre pays. Avec lui, je réalisais que la sagesse débordée. J’essayais de profiter au maximum de peu de temps que je passais avec eux. Etant gagnant de ce concours, je compte retourner auprès d’eux pour profiter encore de leur savoir. J’aimerai m’associer à tous ces grands noms qui sont passés à l’académie pour que je grandisse aussi.

Etes-vous prêts pour des featurings?
Oui, je suis très ouvert pour toute collaboration qui vise le progrès de notre musique et de notre culture.

Où en êtes-vous avec le jumelage RDC–Etats-Unis d’Amérique?
J’évolue très bien avec ce projet. Je bénéficie de l’appui de mon manager qui est américaine. J’ai déjà enregistré une chanson et tourné un clip avec les élèves d’une école de Kansas City, aux Etats-Unis d’Amérique. Je fais la même chose avec l’école Nzalema, du quartier Cogelos, dans la commune de Mont Ngafula, à Kinshasa. C’est une chanson avec les enfants congolais et américains. Ce projet investit auprès des très jeunes pour créer une puissance musicale. Je ne travaillerai pas seulement avec les américains. Mais aussi avec d’autres peuples du monde pour redonner la joie, l’espérance et l’amour à ceux qui souffrent.

A qui adressez-vous vos remerciements?
D’abord à Yahvé. Ensuite à mes parents à ma famille qui me donnent toujours l’amour et la confiance, et enfin à Vodacom Congo, à Pygma et à tous les peuples congolais qui me donnent cet amour inconditionnel. NDLR : la suite de cette interview au www.eventsrdc.com

CINARDO KIVUILA