Comment le régime de Kigali constitue un danger dans la région des grands lacs

CHRONIQUE — Kigali baigne dans des complots sans fin contre ses pays voisins. Certains de nos lecteurs fans de Kigali s’étonnent et ne comprennent pas pourquoi cette tempête d’articles qui chargent constamment ce régime. Pourtant c’est facile à comprendre, Kigali constitue bel et bien l’épicentre de la déstabilisation de la sous région. Dans cette analyse, nous allons essayer de montrer encore une fois la dangerosité de ce régime de Kigali et ses conséquences dans les pays de la sous région.

Premièrement, au Rwanda,  on se rappelle que vers les années 90, avant la présentation du journal,  la radio Rwanda faisait passer un message du  président Habyalimana où il disait ceci « Abandi Imana yabahaye zahabu, ibaha za diyama, ibaha peteroli, ibaha n’ibindi twe tudafite. Ariko twebwe zahabu yacu, peteroli yacu, n’amahoro n’ubumwe mubanyarwanda ». Ce qui peut être traduit : «  Il y a des pays dont le sous sol regorge de minerais de valeur (or, diamant, etc..) et des puits de pétrole. Le Rwanda n’en a pas, mais, sa seule richesse, c’est  la paix et l’unité entre rwandais ». Alors, saviez-vous pourquoi à cette période précise, le président Habyalimana prononçait ces phrases ? Eh bien c’est dans ces années mêmes que le Front patriotique rwandais (FPR) s’active à attaquer le Rwanda à partir de l’Ouganda.

Dans cette période, les occidentaux  approchent  le président Habyalimana pour monter avec lui un plan de piller les minerais du Zaïre, dans ce plan le Rwanda devait être la base arrière de ces pilleurs occidentaux. Le président Habyalimana conscient que la paix, le bon voisinage et la stabilité de ses voisins sont des valeurs plus importantes qu’il faut ménager, il refuse la proposition.  Les occidentaux se sentant humiliés, ils ont tout fait pour l’éliminer  en utilisant le FPR sans tenir compte du  risque prévisible des massacres. Les occidentaux et le FPR s’enfutent éperdument du possible génocide. Ce qui les intéresse n’est que les avoirs et le pouvoir.

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Le Rwanda  meurtri, agonisant, brisé, tels sont les qualificatifs du Rwanda de Ryangombe quand le régime du FPR s’est installé à Kigali en 1994. Quelques mois après, il faut concrétiser le plan de pillage du Zaire, pour cela un zaïrois est nécessaire pour endosser les responsabilités d’invasion. C’est pourquoi le zairois Laurent Désiré Kabila est choisi pour jouer ce rôle. Ils  entrent au Zaïre, sur leur passage, ils  tuent tout ce qui respire, des milliers de refugiés rwandais, burundais et des milliers de zairois  sont massacrés. Un autre génocide est commis par le FPR sur le sol zairois sous les applaudissements des occidentaux. Quelques jours plus tard, Kinshasa tombe, Laurent Désiré s’installe sur le fauteuil présidentiel entouré par les éléments du FPR. Il rebaptise le Zaïre : «  République Démocratique du Congo ». Quelques mois plus tard Laurent Désiré Kabila se réveille et réalise que toute la richesse de son pays la RD Congo est scandaleusement  pillée et acheminée  à Kigali.

Il se révolte, il  organise la chasse à l’homme rwandais dans toutes les institutions   et rompt  toute coopération avec le régime de Kigali. Dans la suite, Kigali réplique, bien déterminé, il change de tactique, il encadre et manipule la population Banyamulenge qui vivait paisiblement dans les plateaux de l’Est du Zaïre, dans des revendications politiques, économiques et sociales. C’est ainsi qu’une structure CNDP pilotée à partir de Kigali est créée, dont les patrons sont  les rebelles Ntaganda, Nkunda et autres.  Derrière ces revendications des Banyamulenge, Kigali envoit des milliers de soldats pour en découdre avec Laurent Désiré Kabila. L’Angola et le Zimbabwe entrent dans la danse, ils viennent au secours. Des  braves soldats zimbabwéens et angolais mettent hors état de nuire  les éléments du FPR.

Après cette victoire sur l’ennemi. Laurent Désiré Kabila introduit la « congolisation », il revoit les contrats d’exploitation des minerais, ce qui fâche les occidentaux qui se sentent écarter de la manne minière. Le slogan « le RD Congo aux congolais » lui couta cher à Désiré Kibila. Il est assassiné. Les occidentaux et le régime de Kigali sont jusqu’à présent pointés du doigt dans cet assassinat.  Depuis lors jusqu’à présent la RD Congo est instable.

Deuxièmement,  avec  l’Ouganda. Tout le monde sait bien que c’est l’Ouganda qui a conçu, formé  et abrité le FPR. Mais, comme on dit, c’est le cheval que tu engraisses qui te tue. Le Rwanda devenu riche grâce aux minerais tirés du Congo, n’a pas apprécié la présence de l’Ouganda sur le sol congolais, impossible naturellement que deux prédateurs se partagent  le même et unique gibier. Chacun de ces pays accusant l’autre de menacer les intérêts sécuritaires de l’autre. Curieusement les deux pays considérés comme papa (Ouganda) et fils (Rwanda) se rentrent dedans  dans la province  congolaise d’Ituri, des soldats sont morts de chaque coté.

Photo-Afrique-Rwanda-1728x800_cLe monde entier s’étonne de voir deux pays se battre sur le territoire d’un pays dit République Démocratique du Congo.  C’est ridicule mais c’est comme ça. La RDC est riche mais impuissante. Par ailleurs n’est ce pas le plan des occidentaux ? Dans l’entre temps le régime de Kigali entre officiellement en conflit avec l’Ouganda. Même si actuellement, la situation semble apaisée entre les deux pays, l’Ouganda reste sur ses gardes car il a compris les caprices, la dangerosité et le caractère imprévisible de son fils le Rwanda.

Troisièmement, avec la Tanzanie. Pour avoir jeté le pavé dans la marre en conseillant le régime de Kigali d’entamer les négociations avec tous les rwandais exilés, la boite de pandore venait d’être ouverte. La Tanzanie a été accusée de composer avec les forces du FDLR, mais aussi d’être porte parole du camp Nyamwasa – Karegeya. C’est ce qui a provoqué la colère de Kigali jusqu’à promettre des représailles contre le gouvernement tanzanien. Mais comme la Tanzanie n’est pas la RD Congo, la réaction tanzanienne ne s’est pas fait attendre.

A la surprise générale de Kigali, tous les rwandais ont été expulsés de la Tanzanie, et un message clair et net a été envoyé au régime de Kigali : « la Tanzanie ripostera avec force au point de détruire complètement le petit Rwanda ». Il parait alors que le régime de Kigali en proférant des menaces hystériques, avait minimisé la détermination tanzanienne.

Se rendant compte que finalement, il est incapable de faire de la Tanzanie, ce qu’il fait du Congo, il a opté pour la déstabilisation  graduelle des institutions Tanzaniennes en passant par ses pions tanzaniens. Dans l’armée, il a essayé de corrompre certains hauts gradés , il a essayé de corrompre certains membres du gouvernement Kikwete, certains parlementaires et certains politiciens jusqu’à présent sans succès.

Quatrièmement, avec le  Burundi. Mis à part que le CNDD-FDD et les éléments du FPR se sont violement battu au Congo, mis à part que le Burundi et le Rwanda ont  d’une certaine manière des histoires similaires,  le Burundi n’a rien à envier au Rwanda.  Seulement le gouvernement du Burundi adhère au principe de bon voisinage comme à l’époque du CPGL avec le Zaïre de Mubutu, le Rwanda de Habyalimana et le Burundi de Bagaza.

Le président Ouganda Yoweri Museveni et le président rwandais Paul Kagame à KigaliActuellement ce qui fâche le régime de Kigali, c’est d’avoir un voisin comme le Burundi où les problèmes de Hutu-tutsi sont actuellement banalisés, où le droit de s’exprimer sur n’importe quel sujet est déjà garanti, où on peut critiquer l’action gouvernement sans s’inquiéter, où malgré les désaccords politiques, les burundais tant de l’intérieur que de l’extérieur partagent un verre dans un café sans ni méfiance ni dispute ni bagarre, où des opposants descendent gaillardement dans la rue pour manifester leurs désaccords avec le gouvernement, où la presse locale et les médias sont libres, très libres même. Il suffit de lire les papiers d’Iwacu-Burundi, de Netpress, Isanganiro etc …qui ne sont pas du tout tendre avec le gouvernement burundais, où les anciens présidents sont sénateurs à vie et sont libres de s’exprimer, il suffit d’entendre les différents propos de Ntibantunganya, de Ndayizeye et de Bagaza qui critiquent le gouvernement burundais.

Tandis qu’au Rwanda, c’est la loi de la du plus fort, au vrai sens du terme. Au Rwanda, tout le monde est sous écoute, une femme espionne son mari et vice versa, au Rwanda aucune presse ou media ne peut oser critiquer l’action du régime en place, aucune personne ne peut à l’intérieur du Rwanda s’opposer au FPR. Dans un café, on commande son verre, on bavarde et discute seulement avec son contenu. Au Rwanda la disparition de ceux qui osent s’opposer au gouvernement se compte par centaines. Les opposants en exils vivent la peur au ventre, qu’ils soient aux USA, en Europe, ou ailleurs,  la machine meurtrière  du régime de Kigali dispose  des tentacules  partout.

Le régime de Kigali a peur non seulement de l’effet contaminant  de la démocratie Burundaise mais aussi de la bravoure de sa population à coopérer efficacement avec l’administration et les forces de l’ordre pour traquer l’ennemi. Il est donc étonnant, voire même ridicule et incompréhensible de constater que certains opposants burundais, certains médias burundais prennent la direction de Kigali pour se ressourcer en démocratie qui n’y est pas.

Faut-il vraiment s’installer à Kigali pour apprendre des leçons sur les droits de l’homme ? Apprendre des leçons sur comment critiquer l’action du gouvernement ? Apprendre des leçons sur comment s’exprimer librement ? Si oui c’est comme chercher la sainteté chez Juda Iscariote. A Kigali il n’y a que les complots, certes il a aussi des belles constructions et les belles routes, mais  pour le reste il faut s’approvisionner au Burundi c’est là où il y a à manger et à boire.

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En bref, le régime de Kigali est dangereux mais n’est pas aussi fort qu’on le pense, c’est vrai qu’ il a des haut parleurs, qu’ il a des arguments de génocide à vendre, qu’ il a pour l’instant le soutien de certains occidentaux qui sont impliqués dans le pillage du Congo. Mais pour combien de temps le Burundi va-t-il continuer à subir les complots de ce régime de Kigali ? Pour combien de temps encore la RD Congo continuera-t-elle à être pillée et déstabilisée par Kigali ? La Tanzanie va-t-elle continuer à se faire dénigrer constamment par Kigali ? L’Ouganda va-t-il accepter que le régime de Kigali qu’il a façonné, nourri et entretenu se retourne contre lui ? Wait and see !!

NB : saviez-vous qu’actuellement Kigali est parmi les grands exportateurs de minerais ? Qui viennent du Congo bien évidemment ?  Ce qui nous incite à confirmer que Kigali est grand danger et perturbateur de la stabilité de la sous région. Un régime qui ne veut vivre que par des pillages !!

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