Nkuruziza a interpreté, Kagame et Sassou vont modifié, Kabila va-t-il glissé?

Depuis un certain temps, l’Afrique Centrale vibre sous différentes tendances de chefs d’Etats voulant se maintenir au pouvoir au-delà de mandats que leur accordent les constitutions de leurs pays respectifs.

Et pour réussir leurs coups, certains ont recouru à certaines stratégies. Au Burundi par exemple, le président Pierre Nkuruziza a usé de l’interprétation pour se dire en droit de postuler car ayant déjà épuisé un seul mandat du suffrage direct alors que le premier lui avait été accordé par le parlement. Ceci, lui a permis de se dire éligible et l’a emmené à se porté candidat aux élections présidentielles desquelles il est sorti victorieux malgré la contestation de la population Burundaise.

De son coté, Paul Kagame, le président du Rwanda, un pays souvent accusé de non-respect de liberté d’opinion et que certains observateurs qualifient de dictature, va modifier la constitution en vue de pouvoir poser une candidature à la présidence en 2017. Ceci grâce à une pétition initiée par certains Rwandais, qui voulaient voir irremplaçable Kagame continué à gérer le pays des mille collines, vu son bilan économique très remarquable. Une certaine opinion, met en cause la vraie volonté du peuple Rwandais derrière l’initiative de cette pétition vue l’offuscation de libertés au Rwanda. Même formule emprunté par l’éternel Denis Sassou Ngouessou, qui va lui de son côté passé par un référendum populaire en vue de la modification de la constitution de la République du Congo. Dans ce pays où la corruption gangrène les institutions, les résultats de cette consultation populaire sont déjà mis en doute par l’homme de la rue.

De l’autre côté du fleuve Congo à Kinshasa, aucune formule n’a été officiellement annoncé. Après plusieurs tentatives ratées de modification de la constitution voire de la loi électorale, un nouveau stratagème se profile devant Joseph Kabila, président de la RDC. Ce dernier pourra passer par le glissement pour se maintenir au pouvoir au-delà du délai constitutionnel. En effet, dans cette République très Démocratique du Congo, le glissement consiste à retarder par tout le moyen les élections en vue de permettre aux institutions en place de gérer jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit élu.

Du coup, les doigts pointeurs accusent le gouvernement actuel de la RDC d’être sur la voie du glissement. En une année des élections présidentielles, la machine électorale semble s’arrêter. Sur deux scrutins qui devraient s’organiser avant octobre 2015, aucune ne l’a été, le gouvernement accusant un manque de moyens et l’opposition réclamant un calendrier électoral consensuel d’une part et d’autre part un dialogue préalable avant toute marche vers les élections.

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