(RV) Entretien – Le climat est toujours très pesant à Kinshasa, la capitale congolaise, où des manifestations d’opposants se sont achevés dans la violence mardi soir. Les manifestants souhaitent que le président Joseph Kabila quitte le pouvoir après les élections présidentielles prévues en novembre 2016. Joseph Kabila est à la tête de la République démocratique du Congo depuis 2001 et la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat.

Ce n’est plus seulement la rue mais désormais la propre coalition au gouvernement qui fait pression sur le président. Lundi sept dirigeants de la majorité ont écrit au chef de l’Etat le mettant en garde contre une « stratégie suicidaire » s’il s’entêtait à rester au pouvoir et l’invitant à respecter la Constitution. En représailles, le président congolais a exclu deux frondeurs de sa coalition.

Joseph Kabila, qui s’isole un peu plus, a toujours voulu jouer la montre, comme nous l’explique Thierry Vircoulon, directeur pour l’Afrique centrale de l’International Crisis Group. Il est interrogé par Olivier Bonnel.