Durant trois jours, du 30 juillet au 1er août dernier, le champagne a coulé à flots à Goma à l’occasion de la célébration du 40ème anniversaire de l’épouse Kabila, née Marie-Olive Lembe di Sita.

Des avions affrétés aux frais de la République ont déversé leurs “cargaisons” d’invités. Des invités triés sur le volet. Les uns venus de Kinshasa et de quelques autres villes du pays. Les autres, de l’étranger.

Le gotha politique était représenté par le Premier ministre Augustin Matata Ponyo et plusieurs autres membres du gouvernement. Des mandataires du portefeuille de l’Etat – les fameux Administrateurs délégués généraux – étaient également conviés. Des députés nationaux et provinciaux, mêmement. Pour agrémenter ces journées, rien n’a été laissé au hasard : plusieurs groupes musicaux kinois ont fait le voyage.

Qui oserait jeter la première pierre à « Mama Olive » pour avoir soufflé ses 40 bougies avec fracas ? Personne. Là où le bât blesse est qu’un banal « évènement privé » s’est mué en une « fête officielle » au point de mobiliser les plus hauts responsables du pays et les finances publiques.

Combien a pu coûter ce festin au trésor public ? Samedi 1er août, jour de la clôture de ces « festivités », l’ombre de Joseph Kabila était introuvable. L’homme serait resté, semble-t-il, à Lubumbashi… « Oh ! Seigneur, comme je serais heureuse de souffler mes bougies avec vous ce vendredi 31 juillet 2015, sur l’avenue Bunagana à Himbi, dans la ville de Goma, en province du Nord Kivu, à partir de 19 heures, cordiale bienvenue.

Prière de confirmer votre présence au numéros … ». C’est le texte du carton d’invitation qui a été adressé aux invités estimés à deux mille.