Quand Tshisekedi et Mobutu justifiant la pendaison publique de 3 ministres, un sénateur et des plusieurs personnes en secret…

Entre 1961 et 1965, Étienne Tshisekedi est le recteur de l’École nationale de droit et d’administration (ENDA). Il participe au gouvernement congolais et devient ministre de l’Intérieur et des Affaires coutumières du président Joseph-Désiré Mobutu en 1965. Il prend part à la rédaction de la Constitution congolaise de 1967. Cette même année, au conclave de Nsele, Tshisekedi rédige, avec Mobutu, Justin Bomboko et Singa Udjuu, le manifeste de la Nsele, créant ainsi le Mouvement populaire de la Révolution. Ce parti devient ensuite le parti unique. Le manifeste de la Nsele dans sa version originale prévoyait l’existence de deux partis politiques au Congo. Mobutu le modifiera unilatéralment en consacrant le monopartisme avant d’éloigner progressivement Tshisekedi à cause de l’intransigeance de ce dernier vis-à-vis du monolithisme ainsi amorcé.

La énième blague du vieux, à savoir son projet d’avoir porter plainte concernant l’affaire fosse commune de Maluku, ajoute le doute à la fois sur les ressorts psychologiques du vieux tout comme sur son prétendu amour du peuple et du Congo. Coutumier du fait divers et à la récupération, Monsieur Tshisekedi n’en est pas à son coup d’essai. Ceux qui connaissent l’histoire du Congo/Zaïre, savent à quel point, Monsieur Tshisekedi, « l’aigri » le tribaliste opportuniste, comme l’avait qualifié Mobutu in « Mobutu, le Roi du Zaïre, de Thierry Michel (1999) » s’est obstiné à son titre de Premier Ministre.

Rédacteur en chef du Manifeste de la N’sele, quo-fondateur et annonciateur du Parti État et de la dictature de Mobutu, Tshisekedi a été tour à tour :

1* Membre du collège des commissaires généraux
2* Membre du groupe de Binza (Coup d’état 1965)
3* Ministre de l’intérieur (Martyrs de la pentecôte)
4* Ministre de la justice
5* Vice-président du parlement
6* Membre du CA d’Air-Zaïre après avoir fait arrêter le frère de Patrice Lumumba (Louis Richard Lumumba 4ans de prison) qui était alors PDG de celle-ci
7* Ambassadeur au Maroc

Ses errances, sa mauvaise lecture de l’histoire en marche, lui ont fait rater des échéances majeures.
Proche parmi les proches collaborateurs de Mobutu, Tshisekedi est co-responsable de la confiscation des libertés publiques et co-décisionnaire de la mort de Patrice-Emery Lumumba ainsi que de la pendaison des martyrs de la pentecôte (Anany/Bamba/ Kimba/Mahamba).

Ne dit-on pas que l’assassin revient toujours sur le lieu du crime?

Martyrs de la Pentecôte et Tshisekedi

Conscient d’avoir son avenir politique dans son dos, Etienne Tshisekedi est convaincu qu’il est en passe de tirer sa dernière salve, dans un élan mêlant à la fois le désespoir et le nihilisme, le vieux capitaine est en passe d’emporter ce 23 Décembre 2011, dans un mouvement sacrificatoire, d’autres congolaises et congolais, susceptibles de céder aux appels des sirènes du large. En effet, en donnant rendez-vous à ses partisans au stade des Martyrs, Tshisekedi souhaite dans un double mouvement, expier son crime et revivre en même temps, cette curieuse sensation de total pouvoir d’ôter ou de préserver la vie d’autrui.

« L’assassin revient toujours sur son lieu du crime »,  parce que le 1juin 1966, Tshisekedi et Mobutu décidèrent de pendre publiquement, les sieurs

1* Jérôme Anany , Ministre de la Défense sous le gouvernement de Cyrille Adoula
2* Emmanuel Bamba, notable kongo et kimbaguiste, il a été Ministre des finances sous le gouvernement de Cyrille Adoula
3* Evariste Kimba, Premier Ministre du gouvernement de Kasa-Vubu
4* Alexandre Mahamba, Ministre des affaires foncières, sous le gouvernement de Cyrille Adoula.

Quelques jours auparavant, ces farouches opposants au système Tshisekedi-Mobutu, étaient tombés dans une manipulation ourdie par Tshisekedi et Mobutu. Après un simulacre de procès, ils firent tous condamnés à la peine de mort, par pendaison, sous la supervision du général Bobozo. Tshisekedi, Ministre de l’intérieur, fournira les explications nécessaires et cautionna cette pendaison, dans la vidéo ci-haut.
Dans un silence glacial, la tête cagoulée, Kimba fut le premier à monter sous la potence et ce, sous les regards horrifiés des autres condamnés installés à l’arrière d’un camion militaire, et de la foule transit par la peur. Très rapidement, Bamba puis Anany passèrent également sous la potence. Au tour de Mahamba, le ciel s’obscurcit, comme pour annoncer un violent orage. Au final, c’est sous un vent tourbillonnant auquel rien ne résista sur son passage, que Mahamba rendit l’âme.

L’assassin revient toujours sur le lieu de son crime…………

Sans nul doute, Etienne Tshisekedi se souviendra de son œuvre macabre qui va le poursuivre jusque dans sa tombe.

Bientôt avec l’age et la maladie ce Monsieur a rendez-vous avec les âmes des illustres défunts…….. aux congolais amnésiques et aveugles de l’histoire du pays, le 23/11/2011, le vieux sénile, usé et fatigué vous à donner un rendez-vous manquer comme dans ses habitudes avec son ombre, avec ses morts….

https://www.youtube.com/watch?v=LdKD6Q8H4rs

Pour combien de temps encore ce vieux renard va continuer à berner la population ?

Richard LUMUMBA

2 Commentaires

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  • C’est un bel article de M. Lumumba; mais qui a plus une coloration militante que journalistique.Il parle de Tshisekedi comme si il parlait d’un Jésus, mais pecheur. Désolé, Tshisekedi n’est pas Dieu et ne le sera jamais. Il reste un humain avec ses insuffisances et son inexpérience à ses premiers pas en politique. Est-ce un scoop de nous apprendre que Tshisekedi était un des commissaires généraux, Administrateur de l’ENDA, Ministre de la Justice lors de la pendaison de 4 congolais accusés de haute trahison, un des plumes de du Manifeste de la N’Sele qui instaurait le bipartisme, … M. Lumumba brandit la mort imminente de Tshisekedi suite à la vieillesse comme un trophée. Qu’est-ce qui prouve à ce Monsieur que Dieu ne peut pas décider de reprendre son souffle avant celui de Monsieur Tshisekedi ??? Certes, il a le droit démocratique de critiquer Tshisekedi, mais sur sa mort il doit apprendre à se taire car seul Dieu en détient le mystère. C’est trop facile avec les lunettes actuelles, chercher à juger des événements qui c’étaient déroulés il y a plus de 40 ans dans un environnement particulier dans le but de noyer son chien. Pour ceux qui vivaient au katanga les années 1970 peuvent se souvenir de la pandaison publique d’un Monsieur sur le terrain de la Commune de Kenia et Tshisekedi n’était pas ministre de la Justice à ce temps. Qu’est ce que je veux dire par là ? Dura lex sed lex, la loi est dure mais c’est la loi. Si toute haute trahison contre la République ou le régime devait se solder par la pendaison selon la loi de ce temps là, il faut s’en prendre à cette loi et non à Tshisekedi qui en sus n’était le JUGE. D’ailleurs dans la vidéo de l’époque, Tshisekedi précisait que c’était la décion du Tribunal qui en plus était très indépendant … La peine de MORT existe aux Etats Unis jusqu’à ce jour et ce n’est pas pour autant que les USA ne sont pas une démocratie. Pour terminer, le Congo de l’éqoque se battait pour sortir des rebellions constatées ça et là sur le territoire depuis le 30 juin 1960 et toutes les instabilités de différents gouvernements, voilà pourquoi il y avait la pendaison conmme sentence contre la haute trahison dans la loi de ce temps là. Avons-nous déjà demandé à nos parents quel avait été l’opnion publique face à ces 4 pendaisons, et à ce temps là ???? Voulant la stabilité du pays à ce temps là, la grande opinion nationale était pour ces 4 pendaisons. Une autre question : Est-ce que les 4 pendus étaient des innoncents à cette haute trahison ? D’après plusieurs sources de l’époque, OUI, car il y aavait même des aveux. Pour terminer LA LOI EST DURE, MAIS C’EST LA LOI et demandez aux USA qui continuent à pratiquer la peine de mort.

  • De la part de toute personne qui veut s’improviser historien ou journaliste comme M.Lumumba, il sied de rappeler que les faits historiques doivent être racontés avec objectivité, en sus ils doivent être placés dans leur contexte. Sinon, ce serait de la malhonnetété intellectuelle. D’ailleurs au risque de choquer l’auteur de cet article, vers fin des années 1960 et début années 1970, les faits historiques revelent que Mobutu était apprécié par une grande partie de la population congolaise, notamment ses actions. Donc, la pendaison de 4 congolais qui voulaient destabiliser le pays en 1966, soit une année après sa prise de pouvoir quoi qu’on en pense aujourd’jui en 2015 presque 50 ans après, mais en 1966 elle avait l’appui de la population qui en avait assez avec les guerres et rebellions. Oui, la pendaison peut paraitre contraire à la morale aux yeux de certains, mais la bonne question est celle de savoir si elle était légale en 1966 suite a une culpabilité avérée de haute trahison. La réponse est OUI. Donc, c’est un raccourci que de s’en prendre à M. Tshisekedi qui fût Ministre de la Justice lors de la pendaison de 4 congolais pour haute trahison en 1966, sachant que les lois sont faites par un Parlement et dans ce cas appliquées par un Tribunal. C’est juste ma contribution.