Les nuits blanches de Joseph Kabila

Depuis le lundi 19 janvier 2015, le président congolais a sans doute des nuits de plus en plus éveillée. Pour cause,la situation reste tendue en République démocratique du Congo (RDC) au lendemain des manifestations meurtrières qui ont eu lieu à Kinshasa

La situation reste tendue en République démocratique du Congo (RDC) au lendemain des manifestations meurtrières qui ont eu lieu à Kinshasa, où internet  et SMS restent toujours coupés.

Joseph Kabila cherche à tout prix à faire accepter à ses opposants une modification de cette Constitution pour qu’il puisse briguer un troisième mandat, malgré les avertissements de nombreux pays occidentaux qui menacent la RDC de suspendre leur aide pour la reconstruction du Congo, à peine sorti de la guerre civile il y a quinze ans.

Les autorités congolaises ont sorti les gros moyens et mobilisé les militaires dans la rue pour lutter contre les pillages et les actes de destruction des biens publics et privés, notamment dans le quartier sud de Kinshasa où des magasins ont été attaqués, pillés et incendiés par certaines personnes qui se sont mêlées aux manifestants. Le gouvernement avait affirmé récemment que l’élection présidentielle risquerait d’être reportée jusqu’en 2017.

La France a fait part de ses «préoccupations» face à l’évolution de la situation en RDC, rappelant qu’«il est essentiel que le cadre juridique et le calendrier global du processus électoral qui doit s’ouvrir cette année soient élaborés de façon consensuelle, dans le respect de la Constitution de la République démocratique du Congo et des libertés publiques», selon les extraits rapportés par l’AFP. Les Etats-Unis avaient depuis des mois averti Joseph Kabila contre une éventuelle violation de la Constitution du pays et le non-respect de la volonté populaire.

Mais le président de la RDC a estimé qu’aucun pays n’a le droit de s’ingérer dans les affaires internes de son pays, alors que la situation risque sérieusement de dégénérer à n’importe quel moment. La République démocratique du Congo vit en effet dans un climat politique et sécuritaire très précaire, en raison de la fragilité des équilibres politiques au sommet de l’Etat et des rébellions qui peuvent reprendre, notamment dans le nord-est du pays. Pour rappel, Joseph Kabila a pris la tête du pays au lendemain de l’assassinat, le 18 janvier 2001, de son défunt père Laurent Désiré Kabila.

 

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