Laissez Grâce Mbizi tranquille!

La chute de Mobutu n’était pas seulement une chute politique ou économique. Mais aussi la destruction des classes sociales au Congo. Le dictoinaire definit la notion de classe sociale désigne, dans son sens le plus large, un groupe social de grande dimension (ce qui le distingue des simples professions), pris dans une hiérarchie sociale de fait et non de droit (ce qui le distingue des ordres et des castes). Si elle constitue une pièce centrale de la critique marxiste du capitalisme, elle ne lui est pas propre : cette notion fait partie du lexique sociologique courant. Les débats portent sur la nature des rapports entre classes sociales, sur le critère de leur différenciation, et sur la pertinence même du concept au vu des transformations sociologiques qu’ont connues les sociétés (post-)industrielles.

Car au Congo avant, ils existaient les « bana ya » et les « bana ya cité »,; il y avait des ministres, des fonctionnaires de l’état et travailleurs de grandes compagnies, et enfin les moins nantis: les domestiques comme on appelait les « boys » et les bonnes, les sentinelles, au dessus d’eux les mécaniciens et autre « quados » ou réparateurs de pneus.. La différence et les lignes de démarcation étaient claires, les intellos, professeurs, étudiants avaient leur monde, des communes et quartiers comme Lemba ou Righini étaient connus comme étant des fiefs des intellos, tandis que Kalamu et Kasavubu étaient pour l’ambiance. la débauche. Chacun savait l’implication et les exigences lorsqu’on transcendait dans un autre milieu, Mais aujourd’hui, ces lignes, ces codes de  conduite n’existent plus. On est comme dans un moulin dans lequel toutes les appartenances siont broyées.

AUJOURD’HUI,TOUT LE MONDE SE CROIT INVESTI DE TOUT, PLUS, D’UNE MISSION PARTICULIÈRE SUR LES AUTRES OU SUR LA VIE PRIVÉE ET LE TRAVAIL DES AUTRES, SANS QUALIFICATION, NON SANS LE MINIMUM INTELLECTUEL NÉCESSAIRE POUR MENER UNE ANALYSE ADÉQUATE ET COHÉRENTE.

On appelle les docteurs, Docta,  et autres pasta, chauffa.. des diminutifs car ils ne sont pas abréviations. Ils ont pour rôle de diminuer la valeur intrinsèque du mot. ramener ainsi la personne dans le moulin.

Il faut dire sur ce sujet que le déclin de la qualité de l’enseignement au Congo a contribué à un mauvais équilibrage social.  Les gens intelligents ont vu leur niveau baissé et se sont rattrapés par les semi-analphabètes

Le centre de débats  est donc entre des semi-intellos et des semi-illettrés. Les débats se font  par improvisation sans recherche approfondie sur le sujet. Grave encore les expertises dans nos milieux n’existaient plus ou ne sont plus respectées. vous verrez dans nos rencontre un politicien vouloir enseigner un médecin sur la médecine.

Pourquoi nous avons vu dernièrement des attaques sur une femme Grace Mbizzi, une chroniqeuse sur internet, qui est sortie de nulle part et pour devenir une entrepreneuse, propriétaire d’un site populaire. Au lieu de la féliciter, l’absence de culture d’avoir la joie pour le succès des autres et aussi par un simple mélange on confond un choix personnel d’habillement et on veut le forcer à tout le monde. Chaque chose a son temps, mais le plus important est le respect des libertés des autres et de leurs choix.

Grace Mbizi s’améliore chaque jour. Et puis il faut aussi cesser avec la xénophobie, vouloir rappeler qu’elle a grandi à Pointe Noire, se moquer de son accent n’est pas du tout RDC. Nous ne sommes pas des hommes misogynes. Nous respectons les femmes quelqu’en soi leur choix. Car la vie est dynamique. Grace Mbizi aujourd’hui, elle fait le jeu de son age, Grace Mbizi demain sera peut être quelqu’un d’autre. Mais son travail est apprécie par beaucoup. LAISSONS LA TRANQUILLE, ELLE N’EST PAS DE TA CLASSE SOCIALE.

Oivier BOLYA

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