45 ans de l’INA sur fond de menaces d’appropriation.

A ce jour, les bâtiments de l’Institut National des arts se retrouvent aux prises aux menaces d’appropriation de la part des tierces personnes. « Pour le moment, nous y sommes et nous y resterons », C’est la réponse du Directeur général de l’Institut National des Arts, à tous ceux qui s’élèvent et réclament l’appropriation des bâtiments de son institution.

« Nous ne sommes pas de sans domicile fixe, l’INA s’est installé dans ses bâtiments officiellement depuis 1987 sur ordre du gouvernement précédent mais confirmés par les gouvernements qui ont suivi. Nous les artistes, nous attendons le jour où nous aurons un campus digne de ce nom qu’on nous a promis, nous quitterons s’il le faut », a martelé Yoka Lye Mudaba, Directeur général de l’INA. En effet, l’INA a été délocalisée du pont Cabu pour l’érection du stade de Martyrs de la Pentecôte, pour les locaux du bâtiment actuel convoitée par certains potentiels acquéreurs.

Cette solution de l’Etat était à titre provisoire jusqu’à l’octroi d’un nouveau campus pour cette institution. Depuis 1987, c’est l’éternel bras de fer avec des potentiels acquéreurs qui minent les activités de l’Ina, le comité de gestion estime que le savoir doit être transmis dans la quiétude, pas dans un environnement agité.

Yoka Lye Mudaba confirme à la presse que les institutions judiciaires et le Ministère de tutelle sont au courant de ces démêlées avec certains personnes qui se réclament acquéreurs de cet immeuble. Mais en vain, aucune démarche n’est faite pour contrer ces menaces. Certains personnes promettent et menacent de mettre l’INA dans la rue. « Il faut aller à la source de là ou on forme les artistes, c’est l’INA. Nous sommes la seule institution en Afrique centrale. Il y en a que quatre en Afrique.

Vivre dans cette condition là, ne permet ni l’inspiration, ni l’ascension et ni la promotion des arts » déplore Yoka Lye Mudaba. Au moment où L’INA s’apprêtait de mettre le coup de pioche pour l’érection de son campus au quartier Mombele à Limete. L’initiative de cette institution a été heurtée par des menaces de construction anarchique sur son site. Heureusement, le gouvernement provincial a volé au secours de l’INA. Il lui accordé officiellement ce terrain du quarter Mombele pour l’érection de son campus.

« Maïsha » pour les 45 ans de l’INA

Dans le cadre de 45 ans de l’INA, le comité de gestion de cette institution a procédé à la présentation de l’édition spéciale de la revue congolaise des arts « Maïsha ». Cette publication se réclame du Centre d’études et de diffusion des arts, en sigle CEDAR, avec le soutien de fonds de promotion culturelle.

Cette revue fait une rétrospective de meilleurs articles. La présentation de cet ouvrage a coïncidé avec le deuxième anniversaire du comité de gestion marqué sous le signe de la paix. « Nous avons ramené la paix à l’INA après tous les échauffourées décriées par le passé et surtout, nous avons recadré la mission de cette institution au nom de la recherche scientifique et artistique. La revue est le point de consignation des résultats de la recherche dans notre secteur », a expliqué le DG de l’INA.

Saint Hervé M’Buy

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