Déjà, un faux procès contre Samy Badibangi !

Où l’on casse déjà du sucre sur le dos du tout nouveau Premier ministre ! Intenté à un Kinois aux origines bien référencées en pays luba, le procès en  » nationalité  » ressemble à un pétard mouillé.

Et s’il cachait des velléités de déception, mieux d’aigreur de la part d’un candidat  » hors Accord politique  » à la très juteuse Primature ?

Quoi de plus normal, voire de plus naturel en démocratie que la nomination d’une personnalité à la tête du gouvernement suscite des réactions en sens divers. Samy Badibanga ne saurait donc faire exception à cette pratique vielle comme le fait démocratique lui-même. Ainsi, assiste-t-on, depuis que le Raïs a jeté son dévolu sur le Président du groupe parlementaire  » UDPS et Alliés », à une pluie de commentaires dans la rue, le landerneau politique, les médias classiques et les désormais incontournables réseaux sociaux.
Dans ce flot de réactions, il en est une qui, au minimum, rame à contre-courant des évidences. Il s’agit de ce procès en illégitimité du fait de la  » nationalité  » intenté aussi inopportunément que maladroitement au nouveau Premier ministre dont la filiation et donc la traçabilité ne souffre du moindre début de doute.
S’il est homo novus dans les cénacles gouvernementaux, Samy Badibanga Ntita est archi connu autant dans les milieux d’affaires que dans le noyau même de l’UDPS. Même s’il s’est fait un prénom, le successeur de Matata Ponyo est né à Kinshasa d’un père qui a été peu après le seuil de l’indépendance sénateur et ministre du Portefeuille dans le Gouvernement Adoula.

FAUX PROCES

C’est donc inutile de préciser que le nouveau chef du gouvernement congolais, de par ses origines bien référencées au centre du pays et sa naissance dans la capitale, est naturellement congolais.
En plus, le pedigree du député du Mont-Amba renseigne suffisamment sur son engagement pour le Congo. Sur la longue liste de hauts faits de l’opérateur économique Badibanga, on peut noter la prise du siècle, à savoir l’arrivée en Rd Congo du B.H.P. Billiton, la plus grande entreprise minière du monde.

AIGREUR QUAND TU NOUS TIENS ?

Alors, quels seraient les ressorts de ce pétard mouillé qu’est cette affaire de nationalité lancée par un acteur politique contre l’élu UDPS du Mont-Amba ? Cet opérateur politique est d’autant moins fondé à soulever la question que comme législateur il n’est pas sans ignorer que le moratoire toujours en cours adopté par l’Assemblée nationale depuis la motion Makila était de nature à permettre à quiconque de renoncer à temps opportun à une éventuelle seconde nationalité. Dieu seul sait que cette question est une véritable boîte de Pandore. Et, ironie du sort, ceux qui la soulèvent ne sont pas toujours spécialement les mieux placés pour mener cette croisade.
Plus fondamentalement, le choix porté sur la personne du très congolais Badibanga ne serait peut-être pas étranger à ces coups en dessous de la ceinture que l’on tente désespérément d’asséner au désormais très futur locataire du 5, avenue Roi Baudouin.
De fait, des sources concordantes faisaient état d’une  » candidature  » d’un opposant de fraîche date non -encore- signataire de l’Accord politique issu du Dialogue. Normal, dans une faune politique où, à la nuit tombée, tous les chats sont gris. Bien gris. Ceci pouvait- il expliquer cela ? Certains connaisseurs des arcanes politiques zaïro-congolaises n’en doutent pas. José NAWEJ

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