Kamerhe : « Mes ambitions sont au-delà du poste de 1er Ministre »

Alors que tout le microcosme politique congolais s’attendait à voir la nomination de Vital Kamerhe (l’ancien membre du PPRD passée à l’opposition) pour le poste de Premier ministre dans le cadre des accords issus du Dialogue politique, le chef de l’État, Joseph Kabila, lui a préféré Samy Badibanga, le président du groupe parlementaire UDPS et alliés.

A la sortie d’une réunion avec les hauts cadres de son parti, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), suite à cette nomination surprise, le pourtant présumé favori pour la primature apparaissait désappointer d’avoir raté la dernière marche menant à la primature puisqu’il a simplement déclaré par une phrase laconique et diplomatique prendre « acte de la nomination du 1er Ministre Samy Badibanga par le président de la République. »

Cependant, interviewer à ce sujet, l’ancien président de l’Assemblée nationale semblait accepter cette ordonnance présidentielle parce qu’il y voit comme une nouvelle forme de main tendue par le président de la République au Rassemblement afin de les « voir signer l’Accord de la Cité de l’Union Africaine » vue que le nouveau chef de gouvernement, chargé de conduire la RDC aux élections, est « de l’UDPS, proche de Felix Tshisekedi et ancien conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi. »

D’autre part, pour le président de l’UNC, en dehors de cette continuité dans la recherche d’un compromis avec toutes les franges de la classe politique congolaise pour aboutir à un vrai dialogue inclusif, le choix de Samy Badibanga apporte, sans aucun doute possible, la preuve concrète qu’il a « toujours agi pour le bien du peuple Congolais » en se rendant au dialogue. « C’est bien la preuve que mon parti politique, l’Union pour la Nation Congolaise, et moi-même n’avions aucun deal avec le président Kabila ! », a-t-il tenu à faire remarquer.

« Mes ambitions sont au-delà du poste de 1er Ministre »

Quant à sa participation au futur gouvernement d’union national en formation, Vital Kamerhe ne l’exclut pas mais tient surtout à souligner que – quelle que soit la décision prise par son parti et la coalition qu’il a amené au Dialogue – il va « rester vigilant pour que l’accord soit appliqué de manière scrupuleuse afin que le 29 avril 2018, les 3 scrutins électoraux prévus dans l’Accord se tiennent effectivement et que « le 08 mai, il y ait une alternance à la tête du pays.»

Pour le co-Moderateur du Dialogue national, il n’y a donc pas d’amertume vue que cette mise à l’écart ne peut être considérée, de son point de vue, comme une déception ou un échec pouvant amener à la fin de sa carrière politique.

En effet, selon ce qu’il a toujours manifesté et declaré, son avenir politique n’a jamais été limiter par le désir d’occuper la Primature ni un poste ministérielle mais que ses « ambitions sont au-dessus du poste de 1er Ministre…»

 

L’interview dans son entièreté :


MCN TEAM

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire