Lancée le 1er août, la grève avait été interrompue cinq jours plus tard après l’intervention de la présidence de la République, qui avait entrepris “une médiation” entre le syndicat des diplomates et le gouvernement.

Le mouvement s’est radicalisé le 24 octobre après l’échec des négociations, a expliqué à l’AFP Louis Kinyamba, président du syndicat des diplomates de la RDC. Depuis le déclenchement de la grève, aucun service du ministère des Affaires étrangères ne fonctionne. Et “même le service minimum est hors service”, a-t-il dit.

Les revendications des grévistes sont d’ordre administratif (demande d’élévation en grade, reconnaissance du statut de diplomates pour certains fonctionnaires) et surtout financier.

Ces agents exigent le paiement de leurs prime et indemnité permanente, qui est l’équivalent de 5% de la production du ministère (2 millions de dollars par mois). Ils affirment n’avoir plus touché leurs prime et indemnité depuis 1998 dans le ministère qui emploie près de 1.300 agents.

Plusieurs fonctionnaires ont déclaré à l’AFP être “prêts” à reprendre le travail dès que le gouvernement aura versé la prime réclamée.

“Nous ne réclamons que notre dû, c’est un droit”, a ajouté Sam, un agent de la direction de la chancellerie du ministère.

La présidence de la République a déclaré avoir joué le rôle de médiateur dans ce conflit qui est aujourd’hui dans “l’impasse”.

Les syndicalistes accusent le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo, d’être à l’origine du blocage et lui demandent de “libérer” leur prime.

“Nous lançons un appel au président de la République (pour) voir l’ampleur de la grève et s’impliquer pour éteindre ce feu” qui cause des “préjudices énormes” au pays, a ajouté M. Kinyamba.

Les mouvements de grève sont réguliers au ministère des Affaires étrangères, comme dans tous les autres services de l’Etat congolais.