L’Hôtel Memling vendu « à cause du climat politique tendue »!

Malgré un contexte politique tendu, le dernier hôtel sabénien devrait trouver acquéreur. Du choix de la couleur des murs à celui de la literie en passant par le tissu des tapis de sol, Christian Van Buggenhout, alias « Mister Sabena », ne ménage pas ses efforts pour attirer la clientèle étrangère et africaine dans ce qui constitue aujourd’hui le dernier hôtel de l’ex-compagnie aérienne belge.

« Initialement, la Sabena possédait cinq hôtels. Nous les avons tous vendus au moment de la faillite, sauf le Memling de Kinshasa en raison de l’existence d’un prêt à rembourser contracté en 1993″, cadre l’intéressé. Récupéré en 2002 dans un état de délabrement avancé, l’hôtel de 180 chambres situé en plein centre de la capitale congolaise a été rénové par la curatelle via un plan d’investissement de quelque 16 millions de dollars (exclusivement issus des bénéfices générés par l’exploitation du bien) étalé sur quinze ans.  » Nous avons commencé à faire de beaux bénéfices à partir de 2005-2006.

Nous investissions la première moitié tandis que la seconde était affectée au remboursement du fameux prêt. » L’actif le plus contributeur En une quinzaine d’années, l’hôtel Memling a ainsi rapporté pas moins de 22 millions d’euros. Il constitue aujourd’hui l’actif le plus contributeur de la Sabena.  » C’est le bien qui nous rapporte le plus aujourd’hui, assure Me Van Buggenhout. Malheureusement, depuis le mois de septembre dernier, le contexte politique très tendu a freiné notre rendement.

Actuellement, nous ne sommes plus qu’à 30 % d’occupation », déplore-t-il. Afin de booster les rentrées financières du Memling, le curateur sabénien a également lancé, il y a quatre ans, un concept d’organisation de mariages au sein de l’hôtel et ce à destination des Congolais. « Je trouvais que nous étions trop blancs, trop chers. J’ai donc souhaité attirer les locaux dans notre hôtel, notamment en africanisant la décoration, se félicite celui qui passe en moyenne 70 jours par an en terres congolaises. Dernièrement, j’ai fait rénover la piscine de l’hôtel et les salles de séminaire.

J’importe tout de Belgique. » Depuis quelques mois, le Memling est à vendre. Deux acheteurs potentiels ont déjà manifesté leur intérêt au rachat du bien : une petite chaîne internationale d’une part, un homme d’affaires congolais d’autre part . « J’ai bon espoir, la bonne gouvernance prend peu à peu racine au Congo , observe le curateur. Il y a de plus en plus d’entrepreneurs qui prennent des risques et qui ne mangent pas dans la main des gouvernements. » Maître Van Buggenhout dispose d’un horizon de trois ans pour vendre le dernier hôtel de la Sabena. Il espère conclure l’affaire pour un montant de 16,5 millions d’euros au grand minimum.  A bon entendeur…

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