Dès janvier prochain, les clés du saint des saints du pouvoir américain seront entre les mains d’un homme -pas politique- sur qui personne ne pouvait parier un dollar au départ du marathon électoral.

Donald Trump, un nom qui évoquait davantage les affaires que la politique sera donc le 45ème président des Etats-Unis d’Amérique. Qui l’eût cru ! C’est ce “républicain” par commodité de langage, qui vient de coiffer sur le poteau la très démocrate et expérimentée Hillary Clinton.
Républicain ? Juste par commodité du langage. Car l’homme sur qui les Américains viennent de jeter leur dévolu est, en réalité, un inclassable, un anti système. Plus proche du Tea Party -mouvement contestataire qui s’oppose à l’establishment basé à Washington – que du parti de l’éléphant. Donald Trump n’a jamais fait mystère de son appartenance à cette Amérique blanche, profonde, enracinée dans nombre d’Etats, notamment du sud.
Cette Amérique qui considère que le pouvoir fédéral n’est qu’une machine à augmenter les impôts et à dépenser l’argent du contribuable. Milliardaire, Donald Trump a su bousculer tous les codes du Parti républicain pour s’inviter dans la primaire et battre tous les hiérarques ou leurs préférés. Au point de rafler la mise de l’investiture républicaine. A la surprise générale.
C’est donc cet homme hors-système qui présidera aux destinées de la première puissance militaire et économique de la planète. C’est donc cet homme hors-formatage qui sera notamment, dans un peu plus de deux mois, en capacité d’appuyer sur le bouton nucléaire.
Pour autant, il ne devrait pas y avoir matière à panique. D’abord parce que d’ici à l’inauguration en janvier 2017, le nouveau président élu aura eu le temps d’être briefé. Notamment sur les fondamentaux de son job et donc l’étendue de ses responsabilités. Cette période de transition servant surtout à présidentialiser l’élu.


Et puis, suite au précédent, Donald Trump va apprendre, dans l’anti chambre du graal – où il se trouve désormais – les vrais ressorts de la présidence aux Etats-Unis. Comme dans tout pouvoir, il y a des acteurs apparents et d’autres invisibles aux non-initiés. Enfin, le génie du système politique américain fait du Congrès l’autre pôle du pouvoir. Ce n’est pas par hasard que l’élection présidentielle s’accompagne toujours du renouvellement total d’une de deux chambres et du tiers de l’autre.
En dépit de ce rite d’initiation, l’élection de Trump demeurera une grosse surprise. Un candidat atypique, iconoclaste se retrouve propulsé à la tête des Etats-Unis et donc à la cime du leadership mondial. Tout simplement historique. José NAWEJ

Zoom sur l’homme que personne n’attendait
Né le 14 juin 1946 à New York, Donald Trump est un homme d’affaires américain. Magnat milliardaire de l’immobilier, il est également animateur de télévision et homme politique.
Il est le fils de Fred Trump, un promoteur immobilier de New York, cofondateur de la compagnie Elizabeth Trump& Son. Donald Trump y travaille durant ses études à l’école de commerce de Wharton à l’université de Pennsylvanie. En 1968, il rejoint cette société, qu’il dirige depuis 1971 et qu’il renommera The Trump Organization. Il est également fondateur de la Trump Entertainment Resorts.
Donald Trump est célèbre pour avoir bâti son empire et sa notoriété sur des bâtiments prestigieux qui portent généralement son nom. La plupart de ses immeubles, parmi lesquels la Trump Tower, se trouvent dans l’État de New York. il s’agit notamment de gratte-ciels, mais on relève aussi un grand casino à Atlantic City, le Trump Taj Mahal.


Impliqué dans le secteur du divertissement télévisuel, il est notamment, de 2004 à 2015, l’animateur de l’émission de téléréalité « The Apprentice », ce qui contribue largement à sa célébrité.
Engagé en politique à partir des années 1980, il devient de façon inattendue le candidat du Parti républicain à l’issue des primaires de 2016. Marquée par de nombreuses polémiques, sa campagne se caractérise par des propositions radicales visant à réduire l’immigration, un positionnement isolationniste et protectionniste et une opposition à l’establishment et au politiquement correct. Elle se distingue également par un faible coût et une absence de recours à des sponsors. Éloigné du profil habituel des candidats du Parti républicain, il constitue un cas singulier dans l’histoire politique américaine. Tiré de Wikipedia