Le ministre de la Défense nationale, Crispin Atama Tabe, a déclaré à la presse, à l’issue de cette rencontre, que le conseil s’est  essentiellement penché sur l’évaluation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, plus particulièrement sur la traque des ADF à Beni et ses environs, en vue d’envisager la possibilité d’envoi d’un renfort pour appuyer les troupes au front.

Quant au volet formation, il a ajouté que celle-ci évolue suffisamment bien dans différents centres d’entrainement et d’instruction militaires, notamment ceux de Mova, Kamina, Kitona et Rwampara.

Le ministre de la Défense nationale a souligné qu’il s’agit là d’une étape très importante pour notre armée, car « on doit préparer des jeunes combattants appelés à appuyer les différentes unités déployées dans des zones de combat à travers le pays. »

Quelques questions à caractère politique ont également été abordées, a encore dit le ministre, estimant par ailleurs, que la police doit faire son travail proprement dans sa mission de protection de la population.

Le Conseil supérieur de la défense a même suggéré, selon Atama Tabe, qu’il y ait un cadre de concertation entre la PNC et les partis politiques, pour qu’il n’y ait pas d’un coté, la police et l’autorité, et de l’autre coté, la population et l’opposition, en vue d’éviter des dérapages du genre de ceux du 19 et 20 octobre derniers.

Cette réunion qui a regroupé les officiers généraux chefs de différentes forces des FARDC et de la PNC, a été élargie au Premier ministre, chef du gouvernement, Augustin Matata Ponyo, au vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et sécurité, Evariste Boshab, et au ministre de la Défense nationale, Crispin Atama Tabe. ACP/Mat/May