RDC : la MONUSCO encourage les consultations de la CENCO

Depuis le lundi 31 octobre 2016, les pères de l’Eglise Catholique ont repris leur bâton de pèlerin. Ils  frappent de nouveau aux portillons des forces politiques et sociales qui ont pignon sur rue. Ces hommes de foi veulent, véritablement, toucher les cœurs des principaux acteurs majeurs...

Ce, pour que la crise politico-électorale en RDC soit décantée, de manière pacifique. Hier, mercredi 2 novembre, au cours de sa conférence hebdomadaire, la Mission des Nations Unies au Congo a encouragé la démarche.

Comme d’habitude, la mission onusienne en RDC a tenu sa conférence hebdomadaire. Aux alentours de 11 heures, heure de Kinshasa, le go a été donné à ce rendez-vous. Devant un parterre de professionnels des médias, Félix Prosper Bass, porte-parole de la MONUSCO a fait face à la presse, assisté par Florence Marshall et autres. Lors du deuxième volet de ladite conférence, les grandes lignes de l’actualité en République Démocratique du Congo ont été abordées sous forme de question et réponse. Evidemment, les questions sont posées par les journalistes.

Consultation bis

Après la clôture du dialogue, une question taraude les esprits. A savoir, si la crise au Congo-Kinshasa est-elle, réellement, vidée au Congo-Kinshasa ? La préoccupation demeure vive d’autant que les contradictions autour de l’accord qui est issu de ce forum font rage.  D’où, nombre d’observateurs estiment que la crise perdure et perdurera tant qu’il n’y aura pas une solution consensuelle sur la manière, d’une part, à aller aux élections et, d’autre part, à gérer le pays après la date du 19 décembre 2016.  C’est dans ce cadre que s’inscrit la quête renouvelée de la CENCO, confie un observateur. Aux yeux de Félix Prosper Bass, toute initiative de ce genre est à soutenir. La Mission des Nations Unies au Congo serait ravie de voir une organisation de la société civile d’envergure, à l’instar de la CENCO, initiée une telle entreprise.

Le Rassemblement des forces politiques et sociales que chapeaute Etienne Tshisekedi a été voir Marcel Utembi et ses paires dès le lundi 31 octobre 2016. La forte délégation a échangé avec les évêques catholiques sur l’économie des idées de cette plateforme politique par rapport aux enjeux de l’heure. Le mardi 1er novembre, le Rassemblement aurait, d’après des indiscrétions, remis son cahier des charges à la CENCO. Ce dernier ne serait que l’essentiel des options coulées dans le rapport final qui a sanctionné son deuxième conclave organisé début octobre de l’année en cours, à Kinshasa, au quartier général de l’Udps. Hier encore, des ténors du Rassemblement ont été aperçus à la CENCO.

L’autre force politique de l’Opposition à se faire recevoir par les évêques, c’est  le Mouvement de Libération du Congo, parti du chairman Jean-Pierre Bemba qui, depuis peu, se trouve à la tête de la plateforme nommée ‘’Front pour le Respect de la Constitution ‘’.  Même des dialogueurs passent échanger avec la Conférence Episcopale Nationale du Congo. Vital Kamerhe, Co-modérateur et chef de file de l’Opposition ayant pris part au dialogue de la cité de l’Union Africaine y a fait un tour le mardi 1ernovembre. L’une des grandes interrogations du moment, c’est de savoir si le pays se dirige vers un deuxième dialogue. Le Rassemblement ne jure plus que par cela. Mais, jusque-là, la chose n’a pas été clairement soutenue par la CENCO depuis le début de nouvelles entrevues. Pour les dialogueurs du forum de Kodjo, il n’en est pas question. Les consultations de la Conférence Episcopale Nationale du Congo sont à inscrire dans le cadre de la recherche d’un large consensus sur l’accord signé le 18 octobre 2016 au chapiteau de la cité de l’Union Africaine. Dans ce texte, l’article 24  laisse la possibilité à des non-dialogueurs d’adhérer à ces résolutions tout en y apportant, éventuellement, leurs  contributions.

Danny Ngubaa

 

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