Un agents de l’OCC violemment réprimée par la police !

Un groupe d’agents de l’Office congolais de contrôle a été victime de bastonnades de la part des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) dans l’avant-midi du lundi 31 octobre 2016 à Kinshasa, alors qu’ils manifestaient devant le siège national de leur entreprise dans la commune de Gombe (Kinshasa).

Bilan : deux blessés graves côté manifestants et un véhicule de la Police nationale congolaise (PNC) endommagé.

Contacté par MCNTEAM, le délégué syndical national du Syndicat autonome de l’Office congolais de contrôle (SATOCC), Jean-Jacques Kawende a déclaré que les blessés sont internés à l’hôpital de l’entreprise où les soins leur sont administrés.

Selon lui, les échauffourées ont commencé lorsque les éléments de la PNC ont voulu faire entrer la DG dans son bureau par force contre la volonté des manifestants.

« Nous réclamons le départ de madame l’Administrateur déléguée générale de l’OCC car c’est elle qui est à la base de notre misère. En plus, nous exigeons le paiement de nos quatre mois d’arriérés de salaire. Nous continuerons à manifester jusqu’à ce que nous obtiendrons le départ de l’ADG », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président de la délégation syndicale, Joviens Mbende, a déclaré qu’il n’y a eu ni manifestation devant le siège de l’OCC, ni répression des manifestants par les forces de l’ordre. Néanmoins, Joviens Mbende reconnait le déclenchement de la grève par le SATOCC. Mais, pour ce syndicaliste, le mouvement de grève initié par le SATOCC est illégal.

Selon lui, la démarche des initiateurs de ce mouvement de grève ne respecte pas la loi en la matière. Ce qui justifie, selon lui, la faible adhésion des travailleurs au mouvement de grève.

« Le problème de quatre mois d’arriérés est réel mais ne peut être imputé sur le compte de l’actuel comité de gestion », a-t-il fustigé.

Tous les efforts fournis pour joindre les autorités de la PNC sont restés vains.


MCNTEAM /

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire